Je ne peux pas voir les émotions en peinture… sauf « La Joconde »

oneline-mona-lisa-joconde-vinciDans les environs de Florence en 1501…

« Je suis assise. La douceur d’un paysage de toscane m’accompagne. Le maître a fait venir quelques musiciens… Je suis bien. Le temps s’est arrêté. Seul compte l’instant présent. Hier n’existe déjà plus. Demain reste à inventer. C’est cela que Léonard veut capter… Une goutte d’éternité. Tous mes muscles sont relâchés. Ma respiration est tranquille, douce. Mon souffle va et vient… lentement… sans à-coups… Mon visage est comme une eau tranquille, sans rides, sans inquiétudes, sans attente… Mon sourire est imperceptible. Il est à l’intérieur de moi… Un demi sourire de Bouddha en quelque sorte… J’aimerais temps que Léonard puisse le retenir sous son pinceau de soie… »

 

5 mai 2017 au Louvre :

« En cette fin d’après-midi, l’esprit encore agité de la folle journée que je laisse derrière moi, je m’installe devant le tableau de la Joconde. J’admire le chef-d’œuvre de Léonard, non sans une certaine tension. Mona Lisa est pour moi une énigme. Fatigué, las de toute cette agitation, je décide alors de me laisser aller, pris dans une étrange langueur. J’écoute ce qui se passe en moi, simplement, avec bienveillance et sans jugement : je suis comme un enfant pris dans une douceur maternelle. Mona Lisa me rassure. Son sourire si fragile s’impose. Elle a finalement vaincu mes interrogations méfiantes, levé les barrières de mon mental…et apaisé mes ressentis corporels.»

 

Comment mal choisir son coach… en entreprise

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Dans l’article précédent, nous avons suivi Béatrice dans sa recherche d’un « coach de vie » et l’échec de cette quête. Nous avons découvert avec elle, que dans ce domaine, l’offre est abondante. Plusieurs centaines de coachs sont formés chaque année et tous n’ont pas la même expérience. Sa mésaventure nous a fait toucher du doigt qu’Il faut être vigilant sur le parcours du coach pressenti. Béatrice nous a appris qu’un sentiment de dépendance devait être une alerte. Un coach doit vous emmener vers l’autonomie, et non vous asservir. L’engagement n’est jamais définitif, on peut s’arrêter lorsqu’on le souhaite.

Dans ce nouvel épisode, nous allons mettre nos pas dans ceux de Paul. Son Directeur souhaite le voir accompagner pour régler quelques « soucis » liés à une prise de fonction… Nous allons apprendre qu’accepter un coaching uniquement pour faire plaisir à son manager n’est pas forcément la voie du progrès et de la résolution de problèmes…

 

Prologue… « Pourquoi moi ? »

Paul a trente-cinq ans. Il est divorcé et papa de deux beaux enfants. Il en a la garde alternée. A titre professionnel, il fait partie d’un groupe français, fournisseur de matériel bureautique. Pendant plusieurs années, il a été commercial pour l’agence de Toulouse. Il a toujours rempli ses objectifs, voire au-delà. Il est repéré par le DG du groupe qui a besoin d’un directeur pour reprendre en main l’agence de Clermont-Ferrand. Paul accepte cette promotion sans trop réfléchir, d’autant que cela le rapproche de Lyon, ville où résident ses enfants… Et puis une voiture de fonction suréquipée et la perspective de primes cela ne se refuse pas…

calimeroLa joie de Paul est de courte durée… Au bout de quelques semaines, il constate que son agence est en déshérence depuis plusieurs mois. Elle est restée sans directeur pendant une longue durée, après avoir connu deux responsables qui se sont succédé très rapidement. Certains clients ne veulent plus entendre parler de la société, un commercial est sur le départ et ceux qui restent sont loin d’être performants… Paul commence à regretter son choix… Il se demande si cela valait vraiment le coup de quitter son poste de commercial… Il avait d’excellents résultats, un salaire confortable… Certes, aujourd’hui il est directeur d’agence mais, en quasi situation d’échec au bout de six mois pour un salaire légèrement supérieur à l’ancien…

 

Un coach pour faire plaisir à mon patron…

Paul est convoqué à Paris pour un entretien avec les ressources humaines. Il sait que ce n’est pas bon signe… Son DG le reçoit. Ensemble ils évoquent les chiffres qui ne sont pas bons du tout, ainsi que la difficulté de Paul à recruter un nouveau commercial. Ce triste tableau est complété par un malaise qui commence à remonter vers la direction sous forme d’indicateurs peu encourageants sur l’absentéisme. D’autres rumeurs remontent par le réseau…

Le DG laisse entendre à Paul qu’il manque d’autorité et qu’il n’a sans doute pas pris les bonnes décisions lors de sa prise de fonction. Paul serait bien tenté de répondre que le problème existait bien avant son arrivée… Mais il s’abstient, connaissant la propension de son interlocuteur à s’emporter face à la contradiction…

La conclusion du DG est la suivante : « Si vous le souhaitez, vous pouvez vous faire coacher par Norbert Beaubavard… Cela fait des années qu’il travaille pour nous. Il est de bon conseil et il anime tous nos séminaires de direction… »

Paul attrape la balle au bond. Si cela peut faire plaisir à son DG pourquoi pas… Mieux vaut éviter de le contrarier d’avantage.

Consultant coach… coach consultant… ? « That’s the question… »

Paul prend donc contact avec Monsieur Beaubavard. Ce dernier est assez pressé et la discussion tourne court. Elle se résume à la fixation d’une date pour un premier rendez-vous… Paul est un peu frustré… Il n’a aucun élément sur le parcours de son futur coach, rien sur sa déontologie et ses outils… Mais, bon… finalement il s’agit surtout de faire plaisir à son boss.

15 jours plus tard, Monsieur Beaubavard se présente à Pierre, le responsable de la réception : « Bonjour. Je suis le coach de votre patron. Nous avons rdv… ».

cowboyPierre ne peut pas s’empêcher d’esquisser un petit sourire intérieur… Il le savait bien, lui, que son nouveau responsable d’agence n’était pas à la hauteur…

Paul accueille son visiteur, un peu surpris tout de même par son manque de discrétion… Norbert Beaubavard prend les choses en main. Il demande s’il est possible de s’installer dans la salle de réunion. Elle est vitrée, et tout un chacun peut jeter un coup d’œil à l’intérieur… Mais ce n’est pas un problème pour Monsieur Beaubavard…

« Alors, votre patron m’a dit que vous aviez quelques soucis… Parlez-moi de tout ça… Nous allons bien trouver quelques solutions pour vous aider… ».

Paul ressort de l’entretien dépité, mal à l’aise, la boule au ventre, la gorge serrée… Monsieur Beaubavard a parlé durant une grande partie de l’entretien… Il lui a présenté des solutions « qui ont fait leurs preuves ». Il est certain qu’elles plairont au manager de Paul, le DG de l’entreprise…

Paul est resté enfermé dans son bureau tout le restant de la journée… Puis, en regardant un oiseau par la fenêtre, un petit sourire s’est affiché sur son visage. Quelques instants après son téléphone portable a sonné… C’était son DG :

« Alors Paul, je viens d’avoir Norbert au téléphone, il paraît que ça s’est bien passé ! Vous savez ce que vous avez à faire maintenant… ».

Effectivement, Paul a su quoi dire à ce moment précis :

« Oui, j’y vois plus clair. Je sais ce que je vais faire maintenant. Je démissionne ».

Paul a raccroché. Il s’est détendu et s’est bien juré, qu’on ne l’y reprendrait plus… Un coach n’est pas un consultant au service d’un manager…

Epilogue : trouver le bon coach d’entreprise

Paul a cherché un coach pour l’accompagner dans sa recherche d’emploi. Il n’a pas hésité à prendre conseil auprès de son réseau… Il a rencontré trois personnes. Il a pris des renseignements précis sur leurs tarifs, le déroulement des séances, leurs cadres déontologiques et professionnel. Il a même été conseillé par un ami qui avait utilisé les services d’un des coachs contactés…

Et vous ? Quels conseils avez-vous envie de donner à Béatrice, à Paul, Pierre ou Jacques pour trouver le coach idéal ? Ils vous écoutent…

Et bien entendu, pour avancer avec nous en coaching, formation, conférences… c’est par là :

Jean-Christophe Thibaud, 06.84.95.87.34

François Debly, 06.13.50.79.69

Comment mal choisir son coach

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Comment mal choisir son coach

Dans un article précédent (« Comment bien choisir votre coach ? Bien mûr »), nous avions tenté de poser quelques jalons pour bien choisir son futur coach. Notre propos se voulait avant tout pragmatique.

Afin de compléter cette approche, nous avons pris le parti de nous mettre dans les chaussures de celui ou celle parti en quête du coach de ses rêves. Nous avons tenté de mettre à jour les obstacles qui pouvaient conduire à l’échec… pour finalement mal choisir son coach… Et si l’on apprend à « mal » choisir, on sera alors apte à bien choisir !!!

Les motifs qui peuvent conduire à l’impasse sont multiples. Ils peuvent-être liés aux coachs eux-mêmes. Il n’est pas toujours aisé de choisir la bonne personne parmi les centaines de coachs formés chaque année par les 1 000 organismes de formation répertoriés en France. Et ils ont tous une durée de pratique très inégale (un coach sur deux à une expérience de moins de cinq ans).

Les causes des échecs se nourrissent aussi des dérives liées à l’évolution du vocabulaire du coaching et sa récupération par le marketing et la publicité. A force de voir les vendeurs de téléphone vous « coacher » dans le choix de votre appareil dernier cri, où les chanteurs de « Star Academy » être coachés vers le succès, on finit par imaginer que le coaching est une baguette magique…. Enfin, l’évolution de certains paradigmes liés au monde de l’entreprise peut aussi être un « filtre » perturbateur des mauvaises raisons qui amènent à la décision du coaching. Je pense notamment à la croyance que le bonheur est désormais de la responsabilité de l’entreprise.

Pour observer ces écueils de plus près, nous allons embarquer une petite caméra sur l’épaule de Béatrice, dite « Béa », et Paul… Nous allons les suivre pas à pas dans leurs parcours de recherche du coach « idéal »…

Dans ce premier article, nous découvrirons comment Béa va tomber dans le « piège » d’un coach de vie peu regardant… Dans un article à venir, nous accompagnerons Paul à la recherche d’un coach pour l’aider à prendre ses nouvelles fonctions de directeur commercial…

Béatrice (Béa) cherche un coach de vie

Béatrice est cadre dans l’assurance. Suite à des difficultés personnelles et professionnelles, elle opte pour un accompagnement sous forme de coaching. Ne souhaitant en parler à personne, elle procède elle-même à une recherche via Internet. Lorsque qu’elle tape le terme « coach » sur Google, le premier lien qui apparaît renvoie vers le site d’une célèbre marque de textile et d’accessoires… Puis, défilent sous ses yeux des mots et expressions tels que : « Coaching de vie – Vaincre ma dépression », « Accompagnateur professionnel », « Votre coach sportif et nutrition en ligne », puis les noms d’une pléthore d’organismes de formation divers et variés…

A dire vrai, le marché du coaching attire de nombreux candidats, souvent en reconversion professionnelle. Nous assistons au même phénomène que dans les années 90, où un certain nombre de cadres en rupture de ban, embrassaient le métier de consultant. Rien n’est plus simple que de se faire faire une carte de visite…

Béatrice est donc face à un marché qui regorge de propositions…. Ce que Béatrice ne sait pas, c’est que le coaching professionnel répond à plusieurs critères et exige des compétences fortes . La dénomination « coach » est elle-même désormais renseignée au sein du RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles). L’acquisition et le renouvellement de ces compétences nécessite un travail important de formation, de supervision et de travail sur soi de la part de chaque coach… C’est d’ailleurs l’objectif de plusieurs organismes professionnels de communiquer sur ces éléments (ICF, SF Coach, EMCC…).

Finalement, Béatrice se décide après être tombée sur un bandeau Internet affirmant « 100% de réussite ».

« Allo ? Bonjour…Voilà, je vous appelle pour un rendez-vous… J’aimerais aussi avoir quelques renseignements : comment se passent les séances ? Et quels sont vos tarifs ? ».

Une voix douce masculine lui répond : « Oui, bien sûr, je vous propose de nous voir mardi à 16h, je vous expliquerai tout ça »

« Heu, oui, d’accord », s’entend dire Béa.

Le mardi, 16h, Béatrice entre dans l’arène. Le coach écoute Béatrice, puis lui dit : « bon, je vois ce que c’est. Ne vous inquiétez pas j’ai l’habitude ! Vous avez besoin de travailler sur votre confiance !!! C’est un grand classique ! Votre enfant intérieur a besoin d’être aimé, et je vais vous apprendre comment ».

alex-panayi-872566__340A la fin d’une séance difficile, Béatrice se demande ce qu’elle est venue faire là. Elle a payé 120 euros (tarif dont elle a pris connaissance à la fin de la séance…). Quand elle a dit au coach qu’elle souhaitait réfléchir avant de reprendre un rendez-vous, celui-ci lui a répondu qu’elle ne pouvait pas s’arrêter comme ça. Et que le fait qu’elle souhaite mettre fin à ce travail est justement symptomatique de son manque de confiance !

Béa a donc rempilé pour plusieurs séances, s’enfonçant petit à petit dans une dépendance croissante vis-à-vis de son coach.

La qualité de la relation mesure la qualité du coaching

Béatrice a commis quelques erreurs dans son choix de coach, la première étant de rester seule face à un choix. La recommandation par le réseau est certainement le meilleur moyen de trouver un coach de vie à sa mesure. Si votre réseau, des amis, de la famille vous recommandent le nom d’un coach qui les a accompagnés avec succès, alors il y a de fortes chances pour que ce soit le bon praticien pour vous aussi…

Béatrice a manqué de prudence… Elle aurait dû insister pour en apprendre davantage avant le rendez-vous : tarifs, déroulement des séances, techniques utilisées, déontologie, certifications et formations de son futur coach… Tout ceci aurait pu lui être fourni par téléphone ou par mail… Un refus ou des approximations aurait pu alors lui mettre la puce à l’oreille…

Vous pouvez arrêter un coaching quand bon vous semble. Même le coach doit connaître ses limites et arrêter un processus d’accompagnement de son propre chef. Il peut par exemple suggérer un autre confrère ou réorienter la personne vers un travail thérapeutique (qu’il ne prendra pas en charge bien entendu…). Il est donc en capacité de dire : « je ne sais pas faire. Ce dont vous me parlez dépasse mes compétences. Nous allons arrêter là ». De même que Béatrice est en droit de dire « Le coaching ne me convient plus. Je préfère ne pas aller plus loin ». Ou plus simplement : « Je prends un peu de recul. Je vous rappellerai plus tard ».

Le coaching est l’inverse de la dépendance, puisque c’est l’autonomie de la personne qui est visée…

Enfin, un coach travaille sur les objectifs de son client. Il n’impose rien.

life-2048978__340Mais au final, s’il n’y avait qu’un seul critère à retenir, ce serait celui de la relation. La qualité de la relation mesure la qualité du coaching. Tant que vous êtes en confiance avec votre coach, que vous vous sentez mieux dans votre vie quotidienne, vous pouvez poursuivre… jusqu’au moment où il devient évident pour vous d’arrêter l’accompagnement. Votre coach vous aura de toute façon proposé un nombre limité de séances. C’est aussi la différence avec un travail thérapeutique…

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Management et émotions, partie IV: … la tristesse

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La tristesse a mauvaise presse. Avec la honte, elle fait partie de ce lot d’émotions inavouables et inexprimables en milieu professionnel. Quelqu’un qui fond en larmes est forcément perçu par son entourage professionnel comme une personne qui craque. En tant que coach, nous rencontrons souvent des managers qui s’avouent totalement démunis lorsque leurs collaborateurs (trices) s’effondrent dans leur bureau. Et pourtant, au même titre qu’une autre émotion, la tristesse porte un message utile à entendre. Elle représente souvent les prémices du changement et du renouveau. Savoir l’appréhender en tant que manager est aussi important que de pouvoir gérer la colère ou la joie.

Le directeur de votre entreprise, Monsieur Badeniouse, réunit tout le personnel dont vous faites partie. Il vous annonce que l’entreprise déménage pour s’installer dans une ville à 50 km du lieu de l’implantation actuelle. Face à cette terrible nouvelle, votre première réaction, et celle de l’ensemble de vos collègues, est de rester bouche-bée, sidéré. Chacun partage la même pensée récurrente : “Non, ce n’est pas possible… il plaisante… Ce n’est pas juste…personne ne nous a demandé notre avis”. Votre monde s’écroule. Plus rien n’existe que cette nouvelle.

woman-1829502__340Vous voilà pris dans la fameuse courbe du deuil de Kübler-Ross. Plus précisément, vous vous situez dans la phase initiale, celle du “déni”. Chez certaines personnes, cette phase peut durer très longtemps. Ainsi, Je me souviens de cette responsable de site régional. Son unité devait fermer. Pendant les 2 ans de préparation de la cessation d’activité, elle a refusé de croire que cela se produirait. Les rendez-vous avec ses managers revenaient à planifier un futur qui n’existait plus. Ses discours auprès de ses collaborateurs faisaient état d’une continuité, allant à contre-courant de ce qui pourtant lui avait été annoncé. Elle ne pouvait entendre raison, et persistait à planifier le futur comme si la fermeture ne devait pas intervenir. C’est ainsi aussi que certaines personnes qui viennent de perdre un proche, continuent de mener leur vie comme si le disparu vivait dans la pièce d’à côté…

Chez la plupart des gens, la phase de déni débouche assez rapidement sur une phase de colère.

Lorsque vous vous êtes ressaisi face à l’annonce de M. Badeniouse, vos joues se sont empourprées, votre gorge s’est nouée, votre cœur a accéléré ses pulsations et vos poings se sont refermés… Vous avez presque crié que ce n’était pas possible : « les enfants, l’école, les transports, la pause déjeuner, l’emploi de votre conjoint… Vous vous opposerez à ce « dictat », peut-être même jusqu’à la grève si nécessaire ! ». Et vous pouvez même (c’est la phase d’après), marchander pour que ce déménagement n’ait pas lieu (« il doit bien y avoir un moyen de l’éviter…si vous voulez, on ira avec vous chez le banquier, renégocier les mensualités, et Tristan, à la compta, peut vous faire des propositions, on en a déjà parlé … »).

youth-1381154__340Bien entendu, ces étapes ne sont pas sans retour. Vous pouvez revenir en arrière. Ce n’est pas parce que vous marchandez que vous n’allez pas retomber dans le déni… Ainsi, un bruit enfle dans l’entreprise. Il laisse penser que le “patron”, finalement, renonce au déménagement. Ce n’est bien entendu qu’une rumeur…

Après le choc, le déni, la colère et le marchandage, vient alors la tristesse, phase également appelée “vallée des larmes”. Notre cerveau a besoin de cette émotion pour changer de configuration et s’adapter au changement. Elle permet d’évacuer l’énergie emmagasinée et aide à une réorganisation interne… Petit à petit se fait jour la pensée suivante : “Dorénavant, tu dois accepter que le monde ne soit plus comme tu l’as connu. Tant que cette acceptation ne voit pas le jour, la tristesse perdure sous plusieurs formes : les larmes, le blues, la nostalgie, voire la dépression si la tristesse dure trop longtemps.

woman-1568708__340Derrière la tristesse, il y a l’acceptation et l’ouverture vers de nouveaux horizons. Mais, tant que je n’ai pas traversé la tristesse, et accepté le changement proposé, je ne peux pas voir le bénéfice possible (le « cadeau » caché). Cette phrase peut résonner durement pour ceux qui ont eu l’impression de perdre beaucoup dans un changement parfois violent (décès d’un proche, licenciement, divorce, …). Pourtant, rester bloqué dans l’injustice n’a jamais aidé personne, et n’a jamais permis d’évoluer…

Finalement, le déménagement est intervenu. Vous avez fini par vous approprier les nouveaux locaux. Pendant la pause déjeuner, le parcours santé qui jouxte l’entreprise, et serpente dans un petit bois, vous a permis de vous remettre au sport. Dans le nouvel open space, vous avez changé de voisin. Jean-Louis, qui vous tapait sur les nerfs depuis des mois, a été affecté à l’autre bout du bâtiment. Il a été remplacé par Cécile, la collègue « super cool » avec qui tout est facile.

Alors, cette tristesse, qu’allez-vous en faire ? Pour le savoir, la prochaine fois que vous la croiserez, plongez dedans sans retenue et sans remord. Car comme le dit un proverbe africain “c’est du fond du puits qu’on voit le mieux les étoiles”. Et si vous êtes manager, osez accompagner votre collaborateur dans son parcours de deuil. Ecoutez le, aidez-le à maintenir le cap et acceptez de négocier ce qui peut l’être pour lui permettre de se réinvestir. Finalement, aidez-le à se projeter dans le futur, en regardant vers le haut… Vous l’aiderez à diminuer son angoisse…

La tristesse n’est rien d’autre qu’un mur qui s’élève entre deux jardins.” Khalil Gibran , “Le sable et l’écume”.

Et bien entendu, pour retrouver tous nos articles, c’est par ici :

http://www.breakfastcoaching.fr

Pour avancer avec nous en coaching, formation, conférences… c’est par là…

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Formation « Intégrer les émotions en entreprise »

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Passer du management au leadership

François Debly et Jean-Christophe Thibaud, coachs certifiés (« International Coach Federation » et HEC Paris) ont le plaisir de vous proposer une journée exceptionnelle autour de l’intelligence émotionnelle en entreprise.

Révéler son leadership est un chemin qui passe par le développement de son intelligence émotionnelle. Dans un environnement de plus en plus complexe et changeant, avec des collaborateurs qui réclament de plus en plus de prise en compte personnelle, maîtriser l’univers des émotions devient essentiel.

La prise en compte de ses émotions et de celles des autres (collègues, équipes…), donne au manager de nouveaux atouts pour élever son niveau managérial. Les reconnaître et les intégrer c’est s’en faire des alliées pour nourrir son style de management, resserrer les liens avec les équipes, éviter les phénomènes brutaux de somatisation ( burn-out, dépression…).

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la fiche descriptive, ici : fiche-formation-emotions

 

Ou nous contacter directement :

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Ne m’appelez plus jamais « Responsable du bonheur » !!!

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Depuis 2 ans un nouveau métier fait florès : « Chief Happiness Officer » ou « Feel Good Manager ». Certains se sont risqués à une traduction en français très aléatoire : « Responsable du bonheur ». Ce même terme « bonheur » appliqué à l’entreprise ne cesse de revenir au fil des articles consacrés au management. Comme si l’entreprise pouvait décider de notre bonheur…

A l’origine, l’idée d’une personne dédiée à la qualité de vie au travail est apparue chez Google. L’objectif n’était pas de prendre en charge tous les aspects de la vie des salariés mais simplement de leur apporter du bien-être. Pour une simple raison, mis en avant par une étude menée à l’Université de Warwick au Royaume-Uni, le fait d’être heureux au travail augmenterait la productivité de 12%… C’est le 104ième embauché de Google, Chad-Meng Tang qui s’est donné pour mission de créer les conditions pour permettre un meilleur épanouissement. Sur sa carte de visite était portée la mention « Jolly Good Fellow » (« Super bon camarade »). Il n’était pas question de bonheur, mais simplement de reconnecter le corps, le cœur et l’esprit… Pour arriver à ses fins Chad-Meng Tang s’est appuyé sur un programme de méditation (inspiré de la MBSR de Jon Kabat-Zin) et sa capacité à créer du lien entre les personnes.

Employer le mot « bonheur » en français, c’est courir le risque de laisser penser que l’entreprise peut apporter une réussite totale sur tous les aspects de la vie… Un vrai miroir aux alouettes… N’oublions pas qu’il y a une vraie différence entre « bonheur » et « joie ». Sur ce sujet, vous pouvez vous reporter à notre article précédent « Manager par la joie ».

Ramenons modestement les choses à de plus justes proportions… Souvenons-nous que 57% des salariés estiment que les actions mises en œuvre en faveur du bien-être dans les entreprises sont insuffisantes (source IPSOS 2016). Le « CHO » ou « Feel Good Manager » ou « Super bon camarade » doit donc « simplement » travailler sur la qualité de vie au travail, améliorer les relations au quotidien, créer du lien… bref élaborer une culture de travail positive. En somme, il doit être à la fois un médiateur et un fédérateur.

Enfin, ne perdons pas de vue que cette profession est à l’état embryonnaire et que rien ne dit qu’elle sera pérenne. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 38% des postes de CHO sont confiés à des stagiaires et l’on se demande encore à quel service doit être rattaché la fonction. Dans 23% des cas c’est le marketing qui s’y colle, dans 17% les ressources humaines… et dans 60% ils sont liés aux postes d’office manager, d’assistant de direction et même parfois dévolus aux services généraux !!!

Et vous quel est votre avis ? Comment traduiriez-vous en français CHO ? Mettez votre proposition dans les commentaires de cet article. Peut-être qu’une dénomination plus claire sortira du lot…

 

Congrès de la FFMAS SUD

Bonjour à tous.

Le 10 mars a lieu à Toulouse un évènement exceptionnel : le congrès de la FFMAS SUD.

J’animerai un atelier sur l’intelligence émotionnelle qui est au cœur des changements à venir au sein des organisations.

La FFMAS est la Fédération Française des Métiers de l’Assistanat et du Secrétariat. Elle réunit donc des personnes clés au sein de nos entreprises : les assistants et assistantes de managers. Je vous propose de ne pas rater cette occasion et d’inscrire vos collaborateurs(trices) à cette journée. Voire de les accompagner !!!

N’hésitez pas en tout cas à leur transmettre le programme en PJ : 2017-programme_congres_sud_mars_2017

Au plaisir de vous retrouver le 10 mars à Toulouse (Mercure Toulouse Centre Compans).

Jean-Christophe Thibaud

 

 

Manager par la « joie »

motivation-2084506_960_720Après la colère, voici notre deuxième opus sur les émotions dans le management. Nous passerons du côté clair de la force en abordant la joie.

De nouvelles fonctions nées aux Etats-Unis et au Japon sont apparues depuis 2 ans en France : « Chief Happiness Officer » (« CHO »), ou encore « Responsable du bonheur » (une traduction qui prête à confusion de notre point de vue…). Une « Université du Bonheur au Travail » a même vu le jour sous l’impulsion du think-tank « La Fabrique Spinoza ». Le coût d’inscription à l’événement réparti sur trois jours (plus de 1 000€ pour les particuliers…) peut même laisser entrevoir qu’un véritable business de la « joie » en entreprise est en train de voir le jour (plusieurs formations et certifications CHO sont apparues ces derniers mois à Paris…). En tout cas, il semble que cette émotion soit en train de provoquer une révolution dans la manière d’envisager le management.

Cependant, il ne faut pas confondre l’émotion « joie » et le concept quasi philosophique de « bonheur ». C’est la condition pour intégrer la « joie » dans la palette d’émotions des managers et des CHO, pour en faire un antidote à la morosité, et un véritable outil de cohésion.

« Joie » et « bonheur », des faux jumeaux

« Le bonheur est futur et la joie est toujours actuelle dans la présence sereine » Réjean Bonenfant, écrivain québécois

Pour bien comprendre ce que représente l’émotion « joie » dans le cadre du management, il faut d’abord faire la part des choses. La « joie » n’est pas le « bonheur », même si ce dernier peut s’en nourrir.

Le « bonheur » comme état de sérénité constant est un idéal. La « joie » est de courte durée. Elle peut disparaître et réapparaître, rapidement, de manière alternative. On ne décrète pas l’état de « bonheur », et s’il concerne une seule personne dans un groupe, il y a peu de chance pour qu’il se répande instantanément au sein du collectif. La « joie » peut se cultiver, s’amplifier, transcender les individus et gagner tout un groupe. C’est une « émotion » de terrain, pratique et contagieuse.C’est bien ce qui fait sa force dans une perspective de cohésion…

De notre point de vue cette distinction est importante. En effet, le titre de « Responsable du Bonheur » est le résultat d’une traduction littérale de « Chief Happiness Officer ». « Happy » cela signifie d’abord « joyeux » en anglais. Un état émotionnel positif lui est attaché. Or, en français, le bonheur c’est beaucoup plus que ça. Il n’est pas une émotion. Il est l’expression d’une réussite dans tous les secteurs majeurs de notre existence : vie personnelle / vie professionnelle / amour / amitié / santé / argent etc… Etre « Responsable du bonheur » se serait donc porter la responsabilité de la satisfaction de tous ces paramètres de la vie pour l’ensemble des salariés de l’entreprise. Vue la taille du chantier, un « responsable du bonheur » ne pourrait donc que se retrouver dans une impasse…

« Joie » élixir de bonne santé du manager : la « Mudita »

« Trempez votre esprit à la joie et à la gaieté, ce qui empêche mille tracas et allonge la vie » William Shakespeare

Vous avez chaud partout, envie de rire, un sourire large et irrépressible sur le visage, du tonus, et une énergie à soulever des montagnes ? Pas de doutes, vous êtes en joie !

La joie peut être envisagée comme l’état naturel de l’être humain. Elle est la meilleure source de motivation. Elle est une des composantes essentielles de la santé physique.

C’est dans la joie que nous trouvons l’énergie pour avancer, faire des projets, et renforcer notre confiance en nous. Elle se traduit par un mouvement d’ouverture (« aller vers ») et un besoin de partager (« A shared joy is a double Joy », dit un proverbe anglais).

En entreprise, elle est associée à des événements heureux, telles qu’une promotion, une augmentation, la réussite d’un projet difficile, … Elle porte donc le message très simple et essentiel : « Sois content(e) de toi ! Savoures ! Tu peux te sentir bien et lâcher prise ! ».

Aux Etats-Unis, un nouveau terme a fait son apparition chez les chercheurs en management (« Harvard Business Review ») : la « Mudita ». Ce terme sanskrit désigne dans l’Hindouisme et le Bouddhisme, une « joie » sympathique, bienveillante et altruiste. Elle est provoquée par le succès et la réussite des autres. Elle est donc une alternative positive à la jalousie et à l’envie.

L’application des principes de psychologie positive favorise l’apparition de la « Mudita ». Voici quelques pistes à creuser :

  1. Découvrez et renforcez vos forces et talents.

  2. Célébrez vos accomplissements et vos progrès de manière collective.

  3. Ne tombez pas dans l’envie et dans la jalousie : connectez-vous à vous-même.

Que faire de la joie, quand elle est là ?

« Le rire est le chemin le plus court entre deux personnes »Charlie Chaplin

Vous n’avez pas besoin de nous pour savoir quoi faire avec la joie ! L’exprimer (comme pour toute émotion d’ailleurs) est la meilleure des choses à faire, tout en la partageant.

Ainsi, nous pouvons remercier les gens qui ont été à l’origine de notre réussite, ou qui nous ont aidé. La joie se transmet encore mieux avec la reconnaissance…

stock-photo-excited-executive-wearing-suit-raising-arms-watching-a-desktop-computer-monitor-at-office-453609322L’expression la plus marquée de la « joie », le rire, a une action sur l’hypothalamus. Il va secréter des endorphines qui réduisent les excès d’adrénaline et de cortisol, les hormones du stress. Cela se traduit notamment par une récupération cardiovasculaire plus rapide, un élargissement de notre perception et de la vision périphérique. Le rire détend aussi l’atmosphère, facilite l’ouverture et la collaboration. Il crée une plus grande proximité, voir une alliance.

Enfin, la « joie » (modérée…) a un impact positif sur les facultés cognitives (capacité à s’engager dans une résolution plus créative des problèmes, un jugement plus efficace…).

Petite » restriction à l’usage immodéré de la joie : prendre une décision dans l’euphorie peut s’avérer… dangereux. Votre client vous appelle pour un contrat mirifique, et dans l’allégresse la plus totale vous signez sans sourciller. Et ce n’est qu’après que vous prenez connaissance des pénalités et autres clauses restrictives…

L’euphorie, comme toute émotion extrême, est mauvaise conseillère. Elle désactive le siège de la pensée rationnelle. C’est souvent dans l’équilibre des centres émotionnels et mentaux que l’on trouvera les réponses les plus adaptées.

La joie, votre prochain investissement ?

Trop souvent la joie se heurte à un discours qui renvoie vers une pseudo « réalité » de l’entreprise. Elle est parfois même perçue comme un signe d’immaturité et d’inconscience, car elle est souvent assimilée à un manque de professionnalisme et de sérieux.

Elle est pourtant un antidote très puissant au pessimisme tellement français, à la somatisation et à son cortège de « burnout », « bore out »… Il n’y a que dans la joie qu’on avance. Les autres émotions négatives (peur, colère, …) désactivent les centres créatifs du cerveau pour basculer dans des automatismes archaïques.

La « joie » est un levier de croissance et de progrès. Toutes les techniques de créativité reposent sur le jeu, sur le plaisir et la détente…

Comment faire ? Très simple : célébrez-vous les réussites ? Reconnaissez-vous les apports de chacun ? Partagez-vous vos grandes et petites joies ? Gardez-vous des temps de pauses joyeuses ? Cela ne vous coûtera rien ! Vous ferez même des économies avec la baisse des congés maladies…

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Formation, « Intégrer les émotions en entreprise »

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Révéler son leadership est un chemin qui passe par la découverte et le développement de son intelligence émotionnelle.

Dans un environnement de plus en plus complexe et changeant, avec des collaborateurs qui réclament de plus en plus de prise en compte personnelle, maîtriser l’univers des émotions devient essentiel. En effet, l’intégration de ses émotions et de celles des autres (collègues, équipes…), donne au manager de nouveaux atouts pour élever son niveau. Faire des émotions des alliés c’est nourrir son style de management, resserrer les liens avec ses équipes, anticiper les phénomènes brutaux de somatisation ( burnout, dépression notamment).

Nous avons donc décidé de vous proposer une formation exclusive « Intégrer les émotions en entreprise » le vendredi 22 septembre 2017. Vous pourrez ainsi bénéficier de nos formations, expériences et pratiques dans ce domaine. N’hésitez pas à nous contacter, nous vous enverrons la fiche descriptive (jcthibaud@lectia.fr ou francois.debly@5d-coaching.com).