Cursus intelligence émotionnelle en entreprise

Nous lançons un cursus en trois fois un jour permettant de devenir un animateur d’ateliers en intelligence émotionnelle en entreprise.

Toutes les informations dans les documents ci-joint :

Présentation générale du cursus : intelligence-emotionnelle-presentation

Présentation du niveau 3 : intelligence-emotionnelle-n3-version-imprimable

Présentation du niveau 2 : intelligence-emotionnelle-n2-version-imprimable

Présentation du niveau 1 : intelligence-emotionnelle-n1-11-octobre-19

Meetup Intelligence Emotionnelle / TBS Toulouse / 30 Janvier 2019

Eric BELDENT, Almas Associates, Jean-Christophe THIBAUD, Lectia RH & François DEBLY, 5d-Coaching

en partenariat avec TOULOUSE BUSINESS SCHOOL

Sont heureux de vous convier à leur meetup – atelier interactif qu’ils organisent sur le thème :

 

INTELLIGENCE EMOTIONNELLE, UNE AUTRE DIMENSION POUR CONSTRUIRE L’ENTREPRISE DE DEMAIN.

Le mercredi 30 janvier 2019 à 8h30

 

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Le nombre de place étant limité, merci de confirmer votre présence avant le 20 janvier 2019, en remplissant le formulaire d’inscription disponible ici .

 

 

 

 

Un bon manager doit-il tuer son père… et son coach ?

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Une injonction paradoxale de mon grand-père a beaucoup contribué à ma construction personnelle : « Les conseils ne sont pas faits pour être écoutés ! ».

En y réfléchissant bien cela revient à s’inspirer de l’un des piliers de la psychanalyse freudienne : il faudrait tuer le père pour se réaliser pleinement… Appliqué au monde de l’entreprise, cela représenterait beaucoup de cadavres : les chefs, les pairs, les consultants, les formateurs… et les coachs. Bref, tous ceux qui s’acharnent à vous expliquer quel manager vous devriez être !

Ça y est, c’est le jour J. Vous avez été promu nouveau boss de la direction informatique. Vous avez changé de bureau, reçu de nombreuses poignées de mains. On est venu vous proposer un catalogue pour choisir votre nouvelle voiture de fonction. Mais, c’est juré, vous garderez vos valeurs ! Sincérité, humanité, solidarité, professionnalisme… tout restera identique !

Mais n’êtes-vous pas en train de vous mentir ? Chacun hiérarchise inconsciemment sa structure de valeurs en fonction de nombreux paramètres et circonstances : environnement, enjeux, objectifs, attentes et regards des autres. Ainsi, il est possible qu’un management social et humaniste ne passe pas auprès de votre hiérarchie. Qu’à cela ne tienne, par la fenêtre vos belles valeurs !!! C’est l’autorité, la contrainte, l’ambition qui prendront le dessus… Et puis, vous avez des mentors, ces fameux modèles qui doivent vous inspirer. Maintenant que vous appartenez au club fermé des « tops managers », vous cherchez à les imiter. “Un manager, ça doit être ferme”, et hop, vous venez de basculer dans la rigidité… “un manager ne fait pas de sentiment”, et hop vous voilà dans la froideur, …

N’est-il pas enfin temps de prendre votre place, de retrouver votre bon sens, de vous connecter aux ressources qui ont toujours été là… sans être obligé de tuer votre père, vos pairs, votre coach ou les rédacteurs de cet article ?

Les « hard skills » sont morts… vive les « soft skills » !!!

management-et-autoriteA la fin des années 80, sous l’influence anglo-saxonne, les KPI (Key Performance Indicators) sont venus traduire l’efficacité des processus RH. Le management s’est doté de tableaux de bord, un tantinet froid et déshumanisé.

Dans les années 90, le manager est devenu un chef plénipotentiaire. Il dit… on exécute. On ne lui demande pas de faire dans l’humain… On exige de lui des résultats. A lui de se débrouiller pour les obtenir de ses équipes…

Et puis, patatras, à la fin du XXeme siècle, Vincent Lenhardt (initiateur du coaching en France) développe les premières formations de coachs. Il publie « Les responsables porteurs de sens ». Le manager doit se mettre à cultiver des valeurs, apprendre à communiquer avec ses équipes, délivrer des strokes (de la reconnaissance) … Bref, travailler sur lui.

Au début du XXIème siècle, un certain nombre de prophètes l’ont affirmé : « te doter de l’intelligence émotionnelle tu devras, des soft skills tu cultiveras, les conseils de ton formateur tu suivras, un coach tu adopteras… ».

Ces nouvelles paraboles du manager moderne ne vont-t-elles pas finir par tuer le naturel ? Ne faut-il pas, de temps à autre, laisser celui-ci revenir au galop ?

Jeanne d’Arc, Napoléon, de Gaulle, Beethoven… et Rockefeller n’avaient pas de coachs…

degaulleSi Jeanne d’Arc avait eu recours à un coach ou un thérapeute, il y a de fortes chances pour qu’elle ne soit jamais devenue le personnage historique que l’on connait. Un coach lui aurait expliqué que de bonnes intentions ne suffisent pas pour convaincre un roi et bouter les anglais hors de France… et son thérapeute lui aurait certainement prescrit quelques calmants et antidépresseurs.

Si de Gaulle avait pris l’avis d’un consultant le 18 juin 40, ce dernier lui aurait déclaré que la prise de parole ne s’improvise pas et que c’est une affaire de professionnels … et que l’indice Médiamétrie de la BBC n’était pas très favorable en ce mois de juin 40 pour une diffusion de grande écoute.

Les grands Hommes et les grands leaders se sont souvent débrouillés tout seul dans le passé. Certes ils avaient quelques conseillers occultes, mais ils faisaient surtout confiance à leur instinct et leur intuition. Qui parfois leur a manqué… Les eaux de la Bérézina s’en souviennent encore…

 

Alors managez comme vous êtes

A l’image de ces managers des temps anciens, les managers contemporains n’ont-ils pas seulement besoin de récupérer peu de bon sens (même si celui-ci n’est pas forcément la chose la mieux partagée…) ? De se dire de temps en temps : « Et si je traitais et considérais les autres comme j’aimerais être traité et considéré ? ».

A ce propos, je me souviens de mon entraineur de hand-ball. Il nous disait toujours : « il y a 5 expressions magiques : bonjour, excuses-moi, s’il te plait, merci, au revoir ».

Ne faudrait-il pas de temps en temps tout balancer ? Ne plus subir les dictats des « sachants », s’appuyer sur son expérience, sentir et ressentir. Se rappeler qu’au fond de nous-même, notre instinct est certainement la banque de données la plus riche qui soit…

Alors, ne jetez pas vos mentors, vos consultants, vos formateurs, vos pairs et vos coachs avec l’eau du bain… mais souvenez-vous de cette parole de bon sens : « Les conseils ne sont pas faits pour être écoutés… ». Ils ne sont que des pistes de réflexion, pas des notices d’utilisation.

C’est vers votre autonomie qu’il faut tendre, et de ce point de vue un bon coach peut vous y aider… un grand-père et un entraineur de hand-ball aussi.

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Jean-Christophe Thibaud (jcthibaud@lectia.fr)

et

François Debly (francois.debly@5d-coaching.com)

Activité mentale : attention à la surcharge !

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Lors d’un précédent article (« Vie professionnelle, vie privée : divorce ou nuit de noces »), nous avions mis en avant que d’un point de vue neurologique il n’existe pas de frontière entre vie professionnelle et vie personnelle : « …on ne peut laisser au seuil de notre bureau ce qui vient de la maison. Et réciproquement. » En fait, la charge mentale, le temps d’occupation du processeur qu’est notre cerveau, représente l’accumulation des tâches et ennuis de ces deux univers. Elle représente l’ensemble des opérations « mentales », des pensées liées à des faits réelles ou imaginaires, et les sentiments et émotions qui y sont attachés. Cette charge mentale peut très vite se transformer en « surcharge ».

super momCette dernière touche plus facilement les femmes que les hommes… et pas pour des raisons de constitution (n’est-ce pas les machos…). En effet, de nos jours, ce sont encore les femmes qui planifient et organisent la sphère privée. Les hommes sont souvent de simples exécutants…

Prenons l’exemple de Sabine, cadre du service sinistres dans une société d’assurance. Ce matin, elle arrive au bureau. Ses épaules sont voutées, elle a des hombres sous les yeux et aucun sourire à offrir à ses collègues. Certaines mauvaises langues diraient même qu’elle fait un peu la tête…

Kevin, son manager, n’a pas vraiment perçu ces signaux non-verbaux. De toute façon, il n’est pas psychologue pour deux sous… Lors de sa “tournée” matinale, il lui assigne un certain nombre de tâches : appeler Dumordant, celui qui a la dent dure, pour lui rappeler que l’échéance de renvoi de son dossier de sinistre a été prorogée de 15 jours… puis ne pas oublier d’envoyer le rapport d’expertise pour le sinistre de la maison Trucmuche… et surtout calculer la police de Jean Bon…

Sabine n’a pas tout écouté, elle n’a pas tout retenu. Elle est ici mais aussi ailleurs. Ce matin, elle a quitté la maison en catastrophe. Elle a laissé les consignes à la nounou, tout en rappelant à son mari qu’ils étaient invités à dîner demain… Elle sait ce qui l’attend ce soir. Sa mère a fait une chute dans l’escalier, et s’est cassée la jambe. Elle est aux urgences, mais en sortira ce soir. Il faudra donc : aller la chercher, s’occuper d’elle, trouver une personne capable de venir l’aider à partir de lundi (repas, toilette, …), puis mettre en place la présence d’aides-soignantes, d’infirmières et puis une femme de ménage. Ah, oui, j’oubliais aussi, les courses !!! … Penser à inscrire les choix de son fils de 17 ans sur Parcoursup… S’assurer que la quittance de loyer a été envoyée… et les impôts…

Sabine voit s’allonger, devant ses yeux, une multitude de tâches, qui en engendrent d’autres. Et comme il y en a beaucoup, elles les oublient. Elle doit alors recommencer mentalement à établir sa liste tout en passant un coup de fil à Dumordant, sans oublier de calculer la police de Jean Bon. Sabine est en surcharge d’informations et de tâches à venir.

Que doit-elle faire ? Bien sûr, prendre des notes, écrire, se poser quelques minutes pour faire le tri, respirer sont des conseils de bon sens. Mais ce n’est pas si simple… D’autant que son manager, Kevin, commence à s’impatienter. Il vient d’ailleurs de lui faire plusieurs remarques dans ce sens…

8796ccc80314cb236807bb4bf6f246d9-jpgKevin ne fait qu’ajouter de la pression à la pression, et déclencher le mécanisme fatal… De la charge à la surcharge, il n’y a qu’un pas… et de la surcharge au burn-out…

Alors Kevin, plutôt que d’être le manager oppresseur, prend le costume de « servant leader »…  Fait preuve d’empathie. Par exemple : « Comment vas-tu Sabine, ce matin ? Il me semble que ce n’est pas comme d’habitude… ». « Comment puis-je t’aider pour te permettre de t’organiser ?… veux-tu prendre une journée pour régler le problème de ta mère ? ».

imageLe manager peut agir sur la surcharge mentale des personnes qui travaillent avec lui/elle. Il en a même le devoir si on considère que le stress est source de contre-performance ou pire, de manifestations pathologiques… Mais pour cela, il doit lâcher le sacro-saint « ses problèmes relèvent de la sphère privée, je ne veux pas jouer les assistantes sociales ! ». Cette phrase est souvent une bonne excuse pour s’éviter une discussion qui touche aux émotions, à l’affect, domaines dans lesquels certains managers ne se sentent pas à l’aise…

Jean-Christophe Thibaud (jcthibaud@lectia.fr)

et

François Debly (francois.debly@5d-coaching.com)

 

Développement personnel ? … au travail !!!

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Le jour où votre DRH voudra vous convaincre de suivre une formation, il vous la vendra en insistant sur le fait que c’est bon pour votre « développement personnel » … Cette appellation générique regroupe beaucoup d’outils, du coaching à la formation en passant par le mentoring. Ces méthodes et processus génèrent des évolutions et des changements de posture, fournissent des moyens que vous pouvez utiliser pour le bénéfice de votre fonction au sein de l’entreprise mais pas seulement… Savoir gérer les conflits fonctionne aussi bien avec des collègues, son manager… et son conjoint.

Un développement pas si personnel que ça…

« Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance ».

Abraham Lincoln 

jean-bertrand-pontalis-changer-c-est-d-abord-changer-de-point-de-vue_imagepanoramique647_286D’après Wikipedia : « En psychologie, le développement personnel représente un ensemble de courants de pensées et de méthodes destinées à l’amélioration de la connaissance de soi, la valorisation des talents et potentiels, l’amélioration de la qualité de vie, à la réalisation de ses aspirations et de ses rêves… » C’est donc un travail de découverte de soi au sens large, une « croissance personnelle » comme disent nos amis québécois.

Le développement personnel fait référence à l’évolution de la personne, tant du point de vue de ses capacités et potentiels, que de sa propre conscience de soi. Un de ses buts est d’activer un regard différent sur soi et le monde environnant, aussi bien professionnel que personnel… si tant est qu’on puisse réellement faire une différence entre les deux (cf notre dernier article : « Vie professionnelle, vie privée… Divorce ou nuit de noces ? »).

Si l’amélioration des performances ne pose pas de problème (bien au contraire…), la prise de recul, le changement de regard, la nouvelle posture ne sont pas anodins. Cela peut même susciter quelques réticences, tant pour l’entreprise que pour le salarié lui-même, voir pour son environnement familial.

Un engagement dans une formation donne lieu, à plus ou moins long terme à une nouvelle gestion de la carrière professionnelle… parfois à un nouveau départ. Le collaborateur prend conscience de sa valeur et surtout il devient plus visible pour les concurrents et les chasseurs de têtes. Ne parlons pas des divorces ou des tensions qui peuvent survenir dans un couple à l’occasion d’un cumul « reprise de formation / responsabilités professionnelles ». Dans un « Executive MBA » par exemple, dix-huit mois de cours, de travaux de groupe, de déplacements à l’étranger, de coups de fils après 20h peuvent nuire quelque peu aux relations familiales…

f0fb3d96ab223acff85f336427fbd002-point-of-view-perceptionEn ce qui concerne le coaching, l’effet obtenu va plutôt dans le sens d’un réengagement de la personne accompagnée. Son regard change, elle appréhende mieux son environnement, elle extirpe les cailloux de sa chaussure les uns après les autres.

L’entreprise au service des aspirations personnelles…

« Le bonheur est dans le pré, cours-y vite, cours-y vite, le bonheur est dans le pré, cours-y vite il va filer. »

Paul Fort

Pendant longtemps, les choix professionnels (promotion, mobilité…) se sont faits au détriment de la vie privée. Ce n’est plus le cas. Les nouvelles générations sont très attachées à concilier leurs aspirations personnelles avec leur vie professionnelle… et non plus l’inverse comme leurs parents.

Dans un sondage effectué en 2017 (Baromètre OPE de la Conciliation entre Vie professionnelle et Vie personnelle), 93 % des salariés interrogés considèrent que l’équilibre des temps consacrés à la vie professionnelle et à la vie personnelle est un sujet important voire très important. 64 % des salariés interrogés estiment que leur employeur « ne fait pas beaucoup de choses » pour les aider à équilibrer leurs temps de vie.

L’entreprise a appris à mettre à disposition de ses collaborateurs un certain nombre de services pour prendre en compte leur vie personnelle : agence de voyages, crèche, conciergerie, livraison des courses sur le lieu de travail, pressing, food truck sur le parking de la société, salle de sport etc…

Mais, au-delà des supports « techniques » apparus à la fin des années 90, de plus en plus d’entreprises savent que pour fidéliser leurs employés, elles doivent satisfaire aussi leurs aspirations personnelles. La génération des X, puis celle des Y, se sont mis en quête de sens. Elles recherchent des postes motivants, riches en expérience qui vont aussi dans le sens de leurs valeurs personnelles. Et lorsqu’elles ne trouvent pas, elles n’hésitent pas à aller voir ailleurs…

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Comment nous préparer aux bouleversements à venir ? Dans les dix prochaines années, 80% des métiers existant vont disparaître. Autant d’activités encore inconnues vont prendre leur place. Dans ce monde VUCA, « Volatile, Uncertain, Complex, Ambiguous » l’intuition, le réseau, les capacités relationnelles, l’esprit d’équipe feront la différence. Le développement personnel permanent va devenir la meilleure assurance pour se prémunir de l’obsolescence qui nous guette…

Jean-Christophe Thibaud (jcthibaud@lectia.fr)

et

François Debly (francois.debly@5d-coaching.com)

 

Vie professionnelle, vie privée… Divorce ou nuit de noces ?

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Durant notre dernier petit déjeuner, « Le développement personnel au service du manager », les échanges ont mis en lumière un point crucial : existe-t-il une barrière entre vie personnelle et vie professionnelle ? Ou est-ce seulement une vue de l’esprit ?

Qui n’a pas entendu un de ses collègues de travail s’exclamer : « je ne mélange pas vie personnelle et vie professionnelle » … alors qu’un autre explique qu’il recherche un « équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle » … qu’un troisième se plaint car sa « vie professionnelle empiète sur sa vie personnelle » … et que le dernier explique qu’il souhaite trouver une entreprise « dont les valeurs ne s’éloignent pas de ses valeurs personnelles »

On sent bien, à travers ces paroles rapportées, qu’il existe un paradoxe et une quête. Je veux à la fois ne pas mélanger vie personnelle et vie professionnelle, tout en cherchant un équilibre sans que l’un ne l’emporte sur l’autre… mais en trouvant aussi dans mon travail des aspirations d’ordre personnelle.

im2Dans le même temps, la loi envisage aussi l’idée d’une opposition « vie au travail »/ « vie personnelle ». Depuis le 1er janvier 2017, le droit à la déconnexion, entré en vigueur dans le cadre de la loi travail, illustre parfaitement cette question. Son article 55 prévoit l’obligation pour les entreprises de plus de 50 salariés de négocier avec les partenaires sociaux des « dispositifs de régulation de l’utilisation des outils numériques, en vue d’assurer le respect… de la vie personnelle et familiale ». Parallèlement dans un sondage IFOP de juin 2017, 78 % des cadres avouent consulter leurs messages professionnels en dehors de leur temps de travail, alors que 56% des sondés téléphonent ou reçoivent des appels pour raisons professionnels…

 

Le travail, une recherche existentielle… au service de notre vie

im3Peut-être peut-on commencer par se poser une question a priori simple : pour quelle(s) raison(s) travaillons-nous ? A la lecture de la Bible, il semble que cela soit pour subsister : « …à la sueur de ton front tu mangeras du pain ». Pour survivre, certes… mais pas que. Bien entendu, dans certaines régions du monde, voir dans notre pays des gens se lèvent le matin pour aller gagner ce pain. Mais bien souvent, cela ne suffit pas à notre équilibre. Abraham Maslow, au travers de sa célèbre pyramide des besoins, nous a fait prendre conscience que les êtres humains viennent chercher bien d’autres choses dans le travail : relations sociales, reconnaissance, appartenance, accomplissement, … Il apparait parfaitement que cette recherche va bien au-delà d’une dichotomie entre deux sphères, la personnelle et la professionnelle. Cette recherche concerne l’ensemble de notre vie. C’est pour cette raison d’ailleurs que l’idée d’un bonheur au travail, très en vogue en ce moment, nous semble une aberration. Le bonheur est d’abord dans le pré, c’est bien connu… En tout cas, il englobe toute l’existence et ne peut se réduire à une des deux vies, personnelle ou professionnelle.

Les émotions et sentiments ne connaissent pas de frontière… Ils existent tout simplement

Je me souviens de Brigitte, une de mes collaboratrices. Elle pleurait souvent devant son ordinateur, seule face à l’écran. Un jour, je pris le temps de m’isoler avec elle. Elle ne voulut rien me dire. Elle avait des soucis personnels… sans me préciser lesquels. Pour me rassurer, elle promit de retenir ses larmes. A l’époque, j’étais jeune ingénieur, pas très à l’aise avec mes émotions, encore moins avec celles des autres… Bien entendu, le lendemain, je la retrouvais devant son PC les yeux mouillés et rougis.

im4Dans le domaine des émotions, 93% du message passe par le corps. Comment alors peut-on imaginer les masquer… Dans ce domaine, on ne peut laisser au seuil de notre bureau ce qui vient de la maison. Et réciproquement. D’un point neurologique et physiologique, c’est impossible. La porosité entre les deux champs est telle que l’un ne va pas sans l’autre. Le déséquilibre de l’un entraine souvent le déséquilibre de l’autre. Les burn-out, bore-out, brown-out ne sont alors jamais loin.

Le stress et ses conséquences sont sans frontière. Faire semblant de l’ignorer n’aide personne. Mais, aborder les sujets personnels met souvent les managers mal à l’aise. Nous sommes souvent confrontés en coaching ou en formation à la difficulté des managers de prendre en charge des pleures ou des ressentis qui de leur point de vue n’ont pas leur place au travail.

Il est donc évident, que cette idée de séparer vie personnelle et vie professionnelle est une simple vue de l’esprit. C’est une ligne de démarcation virtuelle qui peut permettre au manager de construire sa légitimité en ancrant ses interventions dans le cadre professionnel, sans empiéter sur la vie privée de ses collaborateurs.

Dans certains cas, cela peut aussi servir d’indicateur aux entreprises. Une revendication de prise en compte de la vie personnelle peut être l’expression d’un malaise. Cela peut traduire le ressenti d’une pression, un besoin de considération, ou plus largement une recherche de sens.

Dans les années à venir, l’entreprise sera de toute façon amenée à gérer une demande croissante des salariés pour que leurs aspirations personnelles soient prises en compte dans le cadre professionnel… Mais ça, ce sera le sujet de notre prochain article…

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Jean-Christophe Thibaud (jcthibaud@lectia.fr)

et

François Debly (francois.debly@5d-coaching.com)

 

Le coaching est-il condamné à disparaître ?

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Le coaching est à la mode. Désormais, Il est de bon de ton que les cadres en reconversion se lancent dans une formation de coach, comme certains devenaient recruteurs dans les années 80 & 90. Les écoles font florès, les pubs sur Internet sont là pour nous le rappeler.

Tout le monde veut sa formation diplômante : universités, école de commerce, centres privés etc… Les associations de coachs créent leurs propres certifications, dont les abréviations évoquent les noms des vaisseaux spatiaux russes et américains des années 70.

Il ne se passe pas une soirée où je croise un jeune coach, un vieux coach, un coach en devenir, un coach salarié, un coach indépendant, un coach qui voulait et maintenant qui ne veut plus…

Parallèlement, des groupes d’études se mettent en place sur la supervision, des collèges de coachs voient le jour dans différentes chapelles (PNL, AT etc…).

Et si tout ceci n’était pas finalement qu’un miroir aux alouettes ? Et si le coaching n’était pas devenu une espèce d’usine à gaz en circuit fermé, où écoles, formations de tout poil destinées aux coachs (« mieux se vendre », « apprendre à rédiger une proposition » …), certifications et autres accréditions devenaient la vraie machine à cash ? Et si, finalement, en évoluant en circuit fermé, le coaching n’était pas condamné à disparaître ?

Au-delà de la provocation, il est peut-être temps de secouer et dépoussiérer le modèle… Il ne faudrait pas qu’il implose, après avoir dégradé son image auprès de ses clients (entreprises, particuliers) et de ceux qui souhaitent embrasser ce magnifique métier.

Car qu’est ce qui fait la valeur d’un coach ? Ses outils ? Sa certification ? Son diplôme ? Son âge ? L’école… ?

Mieux que coach… créez une école de coaching !!!

coachingConcernant les écoles et les formations, rappelons-nous que certains de nos anciens, n’ont fréquenté aucune école de coaching. Leurs voies étaient variées. Certains venaient de l’analyse transactionnelle, d’autres étaient psy, d’autres s’étaient formés à la force du poignet après une expérience en entreprise… Ils sont même parfois devenus nos superviseurs… Qui oserait leur demander s’ils ont suivi une formation dans une école de coaching ?

Leur exemple tendrait donc à démontrer que la question n’est pas de savoir s’il faut que j’ai un diplôme de coach, mais plutôt quel est mon degré d’expérience et de maturité…

Les temps changent… les missions de coaching aussi !

Le coaching du XXième siècle est-il celui du XXIième ?. En effet, on voit apparaître dans les cas qui nous sont soumis, des problématiques inconnues il y a moins de 10 ans. Les pathologies en « out » (« burn-out », « brown-out », « bore-out »), la quête de sens, l’épuisement professionnel, l’ennui, l’absurdité de certaines tâches, la rapidité, les changements radicaux… impactent une bonne partie des situations de coaching. L’évolution des pratiques managériales (de l’autoritarisme à l’autonomie des individus) et des organisations (modèle « libéré », par exemple) révolutionnent le monde de l’entreprise. En conséquence, peut-on continuer à coacher comme grand-papa ?

Descartes est mort… a-t-on pris le temps d’en parler aux coachs ?

 descartesLes progrès en matière de connaissance du cerveau, la montée en puissance des concepts d’intelligence émotionnelle, le développement de la pleine conscience, liée aux travaux de Jon Kabat-Zinn et de Christophe André en France, doivent nous forcer à nous remettre en cause.

Ces deux dernières années nous avons trouvé davantage de réponses dans la pratique de la méditation, du taïchi et du yoga que dans tous les livres que nous avons accumulés dans nos bibliothèques depuis 10 ans… Le coaching se rapproche d’un art martial. Laisser faire, laisser aller en prenant soin des trois ingrédients de base : le corps, l’esprit, l’espace… Et dans cet espace, les émotions du coach et du coaché se répondent et deviennent les ferments de la relation, une alchimie bénéfique au coaché.

John Witmore doit se retourner dans sa tombe…

 indexJohn Whitmore, un des inventeurs du coaching pour ne pas dire l’inventeur, était bien moins dogmatique et outillé que nous. Son expérience était avant tout fondé sur des pratiques personnelles tant dans le monde de la compétition sportive, que dans celui des affaires et de la préparation mentale. Avant lui, Dale Carnegie, hauteur du mondialement célèbre, « Comment se faire des amis », avait aussi inventé de manière empirique une forme d’accompagnement basée sur le bon sens et l’observation.

L’évolution du coaching sur les vingt dernières années ne s’est-elle pas faite au détriment du pragmatisme ? Nous avons perdu en simplicité ce que nous avons gagné en outils… La raison a occupé tout l’espace du cœur. Un petit coup d’œil sur le fronton du temple de Delphes devrait nous remettre en tête le vieil adage : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les Dieux ».

Les entreprises veulent-elles encore des coachs ?

A dire vrai, le coaching est déjà en train d’évoluer sous la pression des clients. Ces derniers ne sont plus prêts à payer pour des missions interminables. Le temps où l’on partait pour des missions de 12 mois, de 30h de coaching parait révolu. L’époque est à la recherche d’une plus grande efficacité, plus rapidement.

Dans ces conditions, quel est l’avenir du coaching ? Dans d’interminables processus de certifications ? Dans l’achat de plus en plus coûteux d’outils au marketing irréprochable ? Dans l’investissement sur des formations « bankables » ?

De la charrette au Coche… Suivons l’exemple des charrons de Kocs…

 cocheL’origine du mot coach devrait pouvoir nous inspirer. Kocs est un village de moins de 3 000 habitants à quelques kilomètres de Budapest. Au XVième siècle, ses « charrons » ont été particulièrement inventifs. En effet, ils ont produit un véhicule hippomobile révolutionnaire par ses ressorts en acier pour amortir les chocs. Leur nouvelle «  kocsi szekér » s’est répandu dans toute l’Europe. De Kocs, son nom est devenu Coche pour finalement donner « coach ».

Alors n’est-ce pas le moment de nous montrer aussi inventifs et pragmatiques que les charrons du petit village de Kocs ?

Le coach de demain se doit d’être proche du terrain, ouvert aux neurosciences, à l’écoute autant du cœur que de la raison. Il aura entrepris un travail personnel approfondi, convaincu que pour connaître les autres, il faut d’abord se connaitre sois même… Une identité à redéfinir ?

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Jean-Christophe Thibaud (jcthibaud@lectia.fr)

et

François Debly (francois.debly@5d-coaching.com)

TRAVAÏKIDO : la voie du management

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Dans cette entame du XXIème siècle, le concept de « management » a trouvé ses limites. Il est confronté à l’évolution des organisations, avides de résultats à court terme. Il est malmené par l’apparition de nouvelles pathologies liées au travail : « burn-out », « bore-out » et autre « brown-out ». Enfin, les pratiquants du management, les managers, se voient remis en cause dans leurs missions par l’arrivée de l’intelligence artificielle. Le mot lui-même est devenu un mot valise, vide de sens, que chacun tente de remplir avec plus ou moins de succès.

C’est sans doute, d’une certaine manière, le pari de Descartes et de l’Occident en général qui touche à ses limites. Pendant des siècles, en Europe puis sur le continent américain, nous avons couru après la technologie. Elle nous rattrape désormais. Et si, en complément du cartésianisme occidental, nous proposions le « chan » et le « zen » de l’Asie ? Nous pourrions peut-être redonner du sens à notre rôle, notamment dans l’entreprise, où nous passons une grande partie de notre temps. Cartésianisme, zen, chan… le « travaïkido » est en train de voir le jour…

Et si la performance d’un leader résidait dans sa capacité à mobiliser les énergies ? La sienne, en premier lieu, et celle de chaque personne composant son équipe.

kokyu-2Pour creuser cette idée, nous vous proposons de partir à la croisée des chemins entre le monde du travail et l’un des arts martiaux qui consiste justement à harmoniser les énergies : l’aïkido.

Ce carrefour, le travaïkido, consiste à construire un pont entre ce que je suis en qualité de leader, et ce qui caractérise chacun de mes collaborateurs :

TRAVAÏ : harmonie entre mes valeurs, mes compétences, mes besoins… et celles et ceux de chaque membre de mon équipe.

cercle-infini-energieCela renvoie notamment au fait de bien me connaître, de bien comprendre les modes de fonctionnement des personnes au sein de mon équipe et d’adapter mon style de leadership en intelligence de situation, pour moi et pour les autres.

KI (énergie) : être acteur, en confiance, afin de mobiliser mon énergie et celle de mon équipe.

Utiliser mon énergie avec intelligence, mener les bonnes batailles et lâcher prise sur d’autres sujets… Mener ma vie professionnelle comme un marathon et non pas comme un 100 mètres.

Pour mes collaborateurs, il s’agit principalement de prendre conscience et d’activer les leviers de motivation pertinents afin de déployer au maximum le potentiel de chacun tout en levant les obstacles potentiels. Cela renvoie enfin au développement des compétences.

Il s’agit d’un point central dans la compréhension des arts martiaux en général, et de l’aïkido en particulier. Le leader n’est plus le point focal qui dépense son énergie pour entrainer les autres. Il se met au niveau de l’équipe, partage son énergie avec elle, et s’arrange pour qu’elle circule de façon à produire un niveau dénergie supérieur à la somme des énergies individuelles.

DO (la voie) : méthode et étapes pour construire et concrétiser mes projets, ma stratégie.

kanji-doCette phase renvoie aux notions d’organisation, de suivi de l’activité ainsi qu’à la capacité de déléguer et au processus de prise de décision…

Dans les philosophies orientales, la voie est plus importante que le résultat. Dans le travaïkido, les comportements, les attitudes, le sens donné à chaque chose deviennent tout aussi importants que l’objectif à atteindre. Être suivi ne consiste pas seulement à définir des objectifs, c’est aussi adopter une posture qui donne envie d’être suivi.

 

 

 

Travaïkido : « La voie de la synchronisation des énergies du collectif ».

 

Article écrit à 3 mains, comme toujours nous restons à votre écoute :

François Debly – francois.debly@5d-coaching.com

Nicolas Quoëx – nicolas@skillspotting.com

Jean-Christophe Thibaud – jcthibaud@lectia.fr

 

 

Le développement personnel du manager

2018

En ce début d’année 2018, vous êtes certainement à la recherche de bonnes résolutions. Voici un petit coup de pouce pour vous aider à enrichir votre “to do list” “développement personnel”…
Peut-on imaginer un sprinteur, médaillé olympique, qui ne ferait pas de séances d’entraînement, de musculation, de préparation mentale, d’exercices de visualisation, d’analyse de ses meilleures performances ? Le manager est un sportif de haut niveau. Il doit donc s’efforcer d’utiliser les outils à sa disposition pour renforcer ses capacités dans des domaines aussi varies que la gestion du stress, la communication, la gestion des conflits, la motivation des équipes etc…

La formation : luttez contre votre obsolescence programmée…

coachingA la suite de votre entretien professionnel, votre manager vous envoie en formation sans vous demander votre avis ? Arrêtez de maugréer et de ruminer sur la perte de temps que cela représente ou sur le message caché que vous envoie ainsi votre boss. Prenez cette intiative pour un cadeau. Quoi qu’il arrive, ces bulles d’oxygène hors de vos sentiers habituels, vous permettront de rester à la pointe. Une bonne façon de ne pas devenir obsolète aux yeux de vos collaborateurs, de votre hiérarchie, et de vos recruteurs potentiels. La pression de l’intelligence artificielle, l’intégration du “big data” dans vos organisations doit vous inviter à remettre à jour en permanence vos savoirs et connaissances. A ce propos, nous développons une excellente formation sur la gestion des émotions en entreprise (cf lien ci-dessous).

Le coaching : acceptez de vous regarder devant un miroir…

Près de 9 entreprises sur 10 qui se sont déjà adressées à un coach pour leurs salariés, estiment avoir amorti leur investissement (Le Parisien, novembre 2016). La population des managers est la première bénéficiaire des actions de coaching (devant les dirigeants et les entrepreneurs). En Europe de l’ouest ces actions sont majoritairement financées par les employeurs. Etre coaché permet, entre autre, une meilleure connaissance de soi, un recul sur ses pratiques, un gain d’autonomie, un développement de son leadership, etc… En outre, les séances traitent de problématiques individuelles, souvent très personnelles voir confidentielles, inabordables en formation ou avec son manager.

La méditation, la MBSR, le yoga, le taï chi chuan : recentrez vous pour le meilleur et surtout le pire…

sanando-la-iraL’irruption des pratiques de pleine conscience dans le champ professionnel, y compris dans les “business schools”, est paradoxalement le corrolaire de l’apparition de nouvelles pathologies dans les organisations tel que le “burn-out”. La méditation de pleine conscience (MBSR), la pratique du yoga, du Qi Qong, du Taï Chi Chuan… sont de véritables contrepoids à la variabilité et à l’incertitude de nos environnements professionnels. Les bénéfices sont multiples. Ils vont d’une meilleure gestion du stress, de la colère à un renforcement des capacités de concentration, en passant par une reconnexion à l’ensemble de nos “soft skills”.

L’auto-formation: ré-aprenez à lire…

Bien entendu, on ne saurait oublier de notre liste l’auto-formation, notamment grâce à nos bons vieux livres en papier. Voici donc quelques titres que nous partageons avec vous…

 

L’essence du leadership – François Durnez – L’Harmattan

La boite à outils du leadership – Testa, Lafargue, Tilhet-Coartet – Dunod

La boite à outils de la pleine conscience au travail – Labouesse, Van Laethem – Dunod

Ces décideurs qui méditent et s’engagent – Sébastien Henry – Dunod

Et bien sur, la bibliothèque de tous nos articles est à votre disposition : http://www.breakfastcoaching.fr

 

Exemples de formations innovantes (n’hésitez pas à nous interroger) :

La gestion des émotions en entreprise”

La pleine conscience pour améliorer les performances du manager”

 

Tous nos meilleurs voeux pour 2018 !!!

 

 

Jean-Christophe Thibaud (jcthibaud@lectia.fr)

et

François Debly (francois.debly@5d-coaching.com)