La créativité ne tient qu’à un zeste…

teteaucarre1 En 1623, Maciej Kazimierz Sarbiewski, poète polonais, emploie le mot « artifex » pour distinguer la création de dieu, acte divin, de la création propre à l’homme. C’est ainsi que l’être humain se voit reconnaître une caractéristique qui le transcende, faisant pratiquement de lui l’égal des dieux. La créativité serait donc de l’ordre du don… Le mot lui-même « creativity » est d’origine plus prosaïque. Il né aux USA à la fin des années 30. Il s’apparente alors à des recherches pouvant dégager de nouvelles solutions…

Pendant des années on a tenté de mettre la créativité en bouteille… En effet, avec la révolution industrielle, le monde économique a bien perçu l’intérêt de la petite étincelle qui peut faire toute la différence. Les chercheurs ont ainsi inventé différentes techniques pour s’accaparer la fée clochette : le « mind mapping » (schéma heuristique) de Tony Buzan (1973), le « benchmark » (approche rationnelle) de Gerid Atschuller (1984), la « pensée latérale » d’Edward de Bono (1985), etc…

Mais au-delà de toutes ces méthodes, il semble que la créativité soit d’abord un état d’esprit, une manière d’envisager son environnement… Et comme la créativité est un élément déterminant pour créer des nouveaux cocktails, nous avons pris le parti d’interroger un barman de nos connaissances pour nous en dire un peu plus sur le sujet…

 

Un zeste de « non-jugement »

Le jugement annihile l’enchaînement des idées, propre au processus créatif. En effet, une très bonne idée peut être comparée à une brique qui reposerait au sommet d’un empilement instable de passables, voire franchement de mauvaises idées… Pourtant si une seule de ces briques avait été jugée inutile, la très bonne idée ne reposerait pas au sommet de la pile…

Le conseil du barman : gardez -vous bien de critiquer à tout va les propos des membres de votre équipe, de vos collaborateurs… au contraire incitez les à exprimer leurs idées même si elles sont différentes des vôtres !!!

teteaucarre3Un zeste de confiance

C’est l’ingrédient de base de ce cocktail. Un de ses composants le plus présent est l’écoute. C’est elle qui favorise l’expression et la verbalisation des idées. La confiance se construit avec le temps mais peut-très vite être balayée… Elle rime avec confidentialité…

Le conseil du barman : Portez un regard positif sur votre entourage. N’hésitez pas à déléguer à chaque fois que vous le pouvez. La confiance se prouve plus qu’elle ne se décrète…

 

Un zeste de persévérance

La persévérance est la mère de la résilience. Elle repose notamment sur la croyance que les échecs sont temporaires. Ils ne présagent pas de l’avenir. Il est évidemment possible de se perfectionner.

Le conseil du barman : Traitez les échecs de manière positive. Imaginez immédiatement le scénario qui aurait permis de l’éviter et surtout demandez-vous ce que cet échec vous a apporté…

Un zeste d’ouverture

C’est toujours à l’extérieur que se trouve la solution… Ce sont les personnes les plus éloignées qui sont le plus susceptible de vous apporter des idées neuves. Et comme dit le Comte Dracula, dans le roman de Bram Stocker : « Ce que nous connaissons nous empêche de connaître ce que nous ne connaissons pas ». L’excès de bagages peut freiner l’élan de la créativité. Votre degré d’ouverture sera donc lié à votre capacité à travailler avec des personnes différentes, voire franchement décalées…

Le conseil du barman : Votre équipe marketing a un problème pour trouver un nouveau slogan ? Composez un petit groupe avec des techniciens, des commerciaux et mettez-y votre nièce et votre grand-mère… Comme disait Einstein, « vous ne pouvez jamais résoudre un problème en restant au niveau où il a été créé ».

Un zeste d’intuition

« La créativité consiste juste à relier les choses entre elles. Si vous demandez à des gens créatifs comment ils ont fait quelque chose, ils se sentent un peu coupable parce qu’ils ne l’ont pas vraiment fait, ils ont juste vu quelque chose qu’il leur a semblé évident au bout d’un moment ». Steve Jobs

Au pays de Descartes, c’est certainement l’ingrédient le plus difficile à incorporer dans votre cocktail. Elle est mal considérée et a rarement le droit de citer officiellement. Elle est pourtant la résultante de tous les autres ingrédients : non-jugement, confiance, résilience et ouverture… Comme dirait Michel Giffard c’est une porte d’accès au « cloud » et à notre inconscient. Alors, pourquoi alors s’en priver ?

Le conseil du barman : Ecoutez votre petite voix… vous savez celle qui surgit alors que vous ne vous y attendez pas. Et surtout gardez-vous de la juger… L’intuition est une fée qui est très pudique. Elle supporte difficilement le regard des autres…

 

Pour conclure…

La créativité individuelle a été “modélisée”, c’est-à-dire que ses mécanismes ont été analysés chez de grands génies créatifs, et rendus reproductibles : Einstein, Nietzsche, Disney, …

Et il s’avère que certains éléments sont partagés par tous :

  • Dans un premier temps, se focaliser sur le problème, en faire le tour, s’en imprégner.
  • Puis, lorsque vous avez l’impression de « tourner en rond », tout lâcher, faire autre chose de distrayant, voire ludique (la sieste de Newton, le bain d’Archimède, …).
  • Et enfin, se mettre en état de passivité et attendre que la solution vienne…

En entreprise, la créativité doit s’envisager à l’échelle du collectif. Rien de telle que la puissance d’une somme d’individus pour trouver des solutions, et surtout si cette somme est hétéroclite (en y incorporant ma nièce et ma grand-mère par exemple).

 

teteaucarre2Mais dans ce contexte de l’entreprise, même si le jeu est une composante de la créativité, le “je” lui doit s’effacer. L’ego doit se dissoudre dans le groupe, sous peine d’anarchie. Un cadre est donc alors absolument nécessaire à un processus de créativité efficient.

Par exemple, imaginez un comité de direction, comme beaucoup d’autres ailleurs, siège de guerres de territoires et d’egos… Un comité directeur peu innovant, peu efficace, et des directeurs peu impliqués… Pour dynamiser ces communautés et en tirer le meilleur parti, nous vous proposons d’essayer notre méthode B&C. Elle se déroule en silence, cadrée pour éviter les jeux psychologiques, tout en favorisant la fertilisation croisée des idées…

 

Vous êtes intrigué(e) ? Alors contactez-nous… (06 84 95 87 34 ou 06 13 50 79 69).

PS : Cet article est le résultat d’un travail collaboratif entre Jérome Rebière-Desveaux, dit « Tête au Carré » pour les illustrations, Jean-Christophe Thibaud et François Debly.

 

Des réunions plus efficaces avec la méthode B & C

Dans un article publié en juin 2016 (« Réunionite : pour ne plus perdre son temps… »), nous faisions le constat que les managers passent cinq semaines par an en réunion. Un cadre sur quatre assiste au minimum à cinq réunions par semaine (baromètre annuel de Wisembly en partenariat avec l’IFOP). Ce qui nous parait plus « dramatique », c’est que la moitié de ses réunions sont jugées inefficaces…

On peut donc estimer que les entreprises, en particulier les grands groupes, perdent une moyenne de 10 jours de travail par an et par cadre. Imaginez les pertes colossales que cela représente tant en valeur, qu’en matière grise… A cela s’ajoute une augmentation du stress face à la réalisation d’objectifs qui eux n’attendent pas.

 

Lorsque nous échangeons avec nos clients, voici ce que, généralement, ils expriment à propos de leurs réunions.

Elles sont trop longues…

Toutes les études convergent dans le même sens (cf les travaux sur les cycles « circadiens » et « ultradiens ») : le maximum d’attention sur un sujet donné est atteint au bout d’un quart d’heure. Ce plateau tiendra environ 30 minutes si rien n’est fait pour stimuler. Or la durée moyenne d’une réunion est aujourd’hui en France de 1h20… Pour 40% des collaborateurs, la durée moyenne va au-delà d’1h30…

Elles sont inefficaces…

35% des cadres trouvent que la moitié des réunions auxquelles ils assistent sont inefficaces… 22% d’entre eux considèrent que moins d’une réunion sur quatre à laquelle ils participent est vraiment efficace ! Les facteurs d’inefficacité sont nombreux : liste des participants non pertinente, ordre du jour non déterminé ou trop vague…

Elles ne sont pas cadrées

20% des participants à une réunion estiment que ce sont toujours les mêmes qui monopolisent la parole… 16% ne se sentent pas libres de dire ce qu’ils pensent… 17% s’autocensurent. Les règles de prise de parole sont absentes, les rôles ne sont pas répartis (animateur débordé, parfois même indéfini…). Elles se transforment alors souvent en lieux de règlement de compte.

 

 

C’est en partant de ce constat que nous avons créé il y-a trois ans la méthode B&C (marque déposée). C’est un processus d’échanges normé qui permet à un groupe de 5 à 9 personnes de choisir un problème, de le clarifier et d’y apporter des solutions… Une réunion sans parole et en accéléré en quelque sorte… le respect en plus et le stress en moins.

 

 

 

 B&C répond à quatre exigences fondamentales.

Ecouter sans interrompre

56% des participants à une réunion considèrent avoir des difficultés pour prendre la parole. Une grande partie des problèmes d’une réunion classique sont liés à une parole mal maitrisée. Nous avons donc pris le parti de réduire au minimum l’expression verbale, voire de la supprimer… Dans une réunion B&C, les échanges se font sous la forme d’une expression écrite brève et rapide. Les personnes gênées par la prise de parole en public peuvent donc s’exprimer. Au contraire, ceux qui monopolisent habituellement la parole sont canalisés.

Responsabiliser les participants

Le cadre B&C est stricte afin de garantir une qualité d’échange et de réflexion maximum. Il est basé sur un respect inébranlable de la parole, des idées et des points de vue de l’autre…  Chaque participant signe une charte. Il s’engage à un respect des horaires, à une participation active, à une confidentialité totale et à ne pas juger l’opinion des autres.

S’engager sur 60 minutes

L’animateur est lui aussi tenu par quelques règles (confidentialité, prise en charge du groupe…). Mais le point essentiel de son contrat vis-à-vis du groupe est de garantir le respect du temps, c’est-à-dire une heure. En effet, plus les réunions sont courtes, plus elles sont jugées efficaces. Et 60 minutes représente le temps maximum de concentration efficace d’un groupe, à condition qu’il soit stimulé.

Canaliser l’énergie

La structure B&C est pensée pour se focaliser sur un problème à la fois, sans dispersion, sans conflits… sans stress. La garantie du processus c’est de permettre au groupe de se focaliser sur le problème et de repartir avec une solution.

 

 

B&C fait partie aujourd’hui des solutions innovantes pour redonner du sens et de l’efficacité à vos réunions. Pour vous en convaincre nous sommes prêts à organiser dans votre entreprise un premier B&C sans frais… Contactez-nous (06 84 95 87 34 ou 06 13 50 79 69).

PS: ce post est le résultat d’un travail collectif entre Jean-Christophe Thibaud et François Debly…