«Retour vers le futur : le management de Papy fait de la résistance»

Ou « Comment faire du neuf avec du vieux… »

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Remettre les vieilles méthodes de nos parents et grand-parents au goût du jour est dans l’air du temps. Le vinaigre pour les traces de calcaire dans la douche, le bicarbonate de soude pour retrouver la blancheur éclatante des dents, le sel sur les taches de vin, le coupe chou de grand-papa pour se raser… C’est justement en me tailladant la joue gauche que m’est venue cette pensée :

« Les recettes de management de papy pourraient-elles reprendre du service face aux nouvelles contraintes de l’entreprise ? ».

Jean, mon grand-père, était rentré aux « Laboratoires NATIVELLE », à Longjumeau, comme garçon de course. Au bout de plusieurs dizaines d’années dans l’entreprise, il avait forcément pris du galon. Il était devenu responsable d’une équipe de chimistes, en charge de la transformation de la digitaline en médicament (utilisé dans le traitement de l’insuffisance cardiaque…). Son autorité venait avant tout de son ancienneté, de sa capacité à appeler chacun par son prénom en prenant des nouvelles du petit dernier et de sa rougeole… Pendant la deuxième guerre mondiale, il avait fait pousser des plans de tabac dans le potager au fond de son jardin. Cela lui avait permis notamment d’être apprécié de son directeur, grand fumeur devant l’éternel. Ainsi, quelques années après la fin de la guerre, il avait bénéficié de promotions, sans doute aussi justifiées par trois années de cours du soir pour devenir un parfait chimiste… Bref, il avait largement contribué au succès de NATIVEL, devenu aujourd’hui filiale d’un célèbre laboratoire américain.

Mon père, fonctionnaire aux PTT (La Poste, pour ceux nés après 1991), gérait une vingtaine de postiers. Pour contribuer au maintien du climat social, il se faisait souvent un devoir d’échanger des plants de salade contre des fritures de gardons, des lapins contre des poules. Sans transiger sur les objectifs, on s’arrangeait parfois avec les chiffres, pour le bien de tous cela va de soi. Les relations humaines étaient bien au centre des préoccupations, quelque part entre les collègues de travail et les usagers. Bien entendu, pour lui, une parole valait largement un écrit. Il s’entretenait régulièrement avec chacun de ses postiers. Sa porte était grande ouverte, le café et la vieille prune n’étaient jamais très loin… Il savait remonter le moral de son équipe, trouver les mots et les conseils appropriés. On ne parlait pas de « soft skills », mais ses qualités humaines étaient la clé de son autorité…

Tout cela est-il dépassé ? Absolument pas si l’on en croît la littérature managériale récente. Dans « La faillite de la pensée managériale », François Dupuy critique la politique du management par « tableaux de bord ». Il lui oppose un retour au (vrai) management de proximité. Pour Jim Collins, dans son étude/ ouvrage, « De la performance à l’excellence », le dirigeant de niveau 5 surclasse tous les autres. Il est issu du rang (à l’opposé du dirigeant « mercenaire », embauché pour enrichir les actionnaires en un minimum de temps). Sa priorité ? Savoir « qui faire monter dans le bus ». Autrement dit s’entourer de compétences et investir dans le capital humain avant toute chose. C’est seulement après avoir constitué et complété l’équipage, que l’on se posera la question collégiale de la direction à prendre. Enfin, pour Collins, le très bon manager respecte scrupuleusement la culture de l’entreprise et ses métiers. Il est attentif à ne pas déstabiliser ce qui fonctionnait déjà avant lui.

Dans « Connectez-vous à vous-même », Chade-Meng Tan prône un retour vers le bien-être au travail (il s’y est employé notamment chez GOOGLE). Il développe des principes simples : un collaborateur heureux est un collaborateur investi. Un climat d’entreprise qui repose sur la bienveillance est un climat propice à la créativité, à l’anticipation et aux changements…

vieuxjeuneSi nous opérons un retour vers le futur, quel constat pouvons-nous faire ? Les générations Y et X mettent en avant la solidarité, l’autonomie, la vie personnelle et le bien être… On parle de « compétences douces » pour désigner ce qui étaient déjà les qualités humaines de mon grand-père et de mon père. Le « Chief Happiness Officer » (CH0) remet au goût du jour la petite prune et le café (qui deviennent des « happy hours »). « L’intelligence émotionnelle » parle elle de notre volonté de refaire du lien. Les outils de co-construction sont tous basés sur un retour vers des groupes de travail réduits où chacun se rappelle le prénom de l’autre…

Comme papa et papy, en tant que manager, nous avons constaté que la relation et la légitimité priment toujours sur la structure hiérarchique rigide. En s’inspirant de leur expérience, nous faisons en sorte que les gens travaillent pour eux, et non pour une entreprise désincarnée. Le management à la grand-papa est redevenu la solution locale face à un désordre global…

Et bien entendu, pour avancer avec nous en coaching, formation, conférences… c’est par là :

Jean-Christophe Thibaud, 06.84.95.87.34

François Debly, 06.13.50.79.69

Je ne peux pas voir les émotions en peinture… sauf « La Joconde »

oneline-mona-lisa-joconde-vinciDans les environs de Florence en 1501…

« Je suis assise. La douceur d’un paysage de toscane m’accompagne. Le maître a fait venir quelques musiciens… Je suis bien. Le temps s’est arrêté. Seul compte l’instant présent. Hier n’existe déjà plus. Demain reste à inventer. C’est cela que Léonard veut capter… Une goutte d’éternité. Tous mes muscles sont relâchés. Ma respiration est tranquille, douce. Mon souffle va et vient… lentement… sans à-coups… Mon visage est comme une eau tranquille, sans rides, sans inquiétudes, sans attente… Mon sourire est imperceptible. Il est à l’intérieur de moi… Un demi sourire de Bouddha en quelque sorte… J’aimerais temps que Léonard puisse le retenir sous son pinceau de soie… »

 

5 mai 2017 au Louvre :

« En cette fin d’après-midi, l’esprit encore agité de la folle journée que je laisse derrière moi, je m’installe devant le tableau de la Joconde. J’admire le chef-d’œuvre de Léonard, non sans une certaine tension. Mona Lisa est pour moi une énigme. Fatigué, las de toute cette agitation, je décide alors de me laisser aller, pris dans une étrange langueur. J’écoute ce qui se passe en moi, simplement, avec bienveillance et sans jugement : je suis comme un enfant pris dans une douceur maternelle. Mona Lisa me rassure. Son sourire si fragile s’impose. Elle a finalement vaincu mes interrogations méfiantes, levé les barrières de mon mental…et apaisé mes ressentis corporels.»

 

Comment mal choisir son coach… en entreprise

palpatine

Dans l’article précédent, nous avons suivi Béatrice dans sa recherche d’un « coach de vie » et l’échec de cette quête. Nous avons découvert avec elle, que dans ce domaine, l’offre est abondante. Plusieurs centaines de coachs sont formés chaque année et tous n’ont pas la même expérience. Sa mésaventure nous a fait toucher du doigt qu’Il faut être vigilant sur le parcours du coach pressenti. Béatrice nous a appris qu’un sentiment de dépendance devait être une alerte. Un coach doit vous emmener vers l’autonomie, et non vous asservir. L’engagement n’est jamais définitif, on peut s’arrêter lorsqu’on le souhaite.

Dans ce nouvel épisode, nous allons mettre nos pas dans ceux de Paul. Son Directeur souhaite le voir accompagner pour régler quelques « soucis » liés à une prise de fonction… Nous allons apprendre qu’accepter un coaching uniquement pour faire plaisir à son manager n’est pas forcément la voie du progrès et de la résolution de problèmes…

 

Prologue… « Pourquoi moi ? »

Paul a trente-cinq ans. Il est divorcé et papa de deux beaux enfants. Il en a la garde alternée. A titre professionnel, il fait partie d’un groupe français, fournisseur de matériel bureautique. Pendant plusieurs années, il a été commercial pour l’agence de Toulouse. Il a toujours rempli ses objectifs, voire au-delà. Il est repéré par le DG du groupe qui a besoin d’un directeur pour reprendre en main l’agence de Clermont-Ferrand. Paul accepte cette promotion sans trop réfléchir, d’autant que cela le rapproche de Lyon, ville où résident ses enfants… Et puis une voiture de fonction suréquipée et la perspective de primes cela ne se refuse pas…

calimeroLa joie de Paul est de courte durée… Au bout de quelques semaines, il constate que son agence est en déshérence depuis plusieurs mois. Elle est restée sans directeur pendant une longue durée, après avoir connu deux responsables qui se sont succédé très rapidement. Certains clients ne veulent plus entendre parler de la société, un commercial est sur le départ et ceux qui restent sont loin d’être performants… Paul commence à regretter son choix… Il se demande si cela valait vraiment le coup de quitter son poste de commercial… Il avait d’excellents résultats, un salaire confortable… Certes, aujourd’hui il est directeur d’agence mais, en quasi situation d’échec au bout de six mois pour un salaire légèrement supérieur à l’ancien…

 

Un coach pour faire plaisir à mon patron…

Paul est convoqué à Paris pour un entretien avec les ressources humaines. Il sait que ce n’est pas bon signe… Son DG le reçoit. Ensemble ils évoquent les chiffres qui ne sont pas bons du tout, ainsi que la difficulté de Paul à recruter un nouveau commercial. Ce triste tableau est complété par un malaise qui commence à remonter vers la direction sous forme d’indicateurs peu encourageants sur l’absentéisme. D’autres rumeurs remontent par le réseau…

Le DG laisse entendre à Paul qu’il manque d’autorité et qu’il n’a sans doute pas pris les bonnes décisions lors de sa prise de fonction. Paul serait bien tenté de répondre que le problème existait bien avant son arrivée… Mais il s’abstient, connaissant la propension de son interlocuteur à s’emporter face à la contradiction…

La conclusion du DG est la suivante : « Si vous le souhaitez, vous pouvez vous faire coacher par Norbert Beaubavard… Cela fait des années qu’il travaille pour nous. Il est de bon conseil et il anime tous nos séminaires de direction… »

Paul attrape la balle au bond. Si cela peut faire plaisir à son DG pourquoi pas… Mieux vaut éviter de le contrarier d’avantage.

Consultant coach… coach consultant… ? « That’s the question… »

Paul prend donc contact avec Monsieur Beaubavard. Ce dernier est assez pressé et la discussion tourne court. Elle se résume à la fixation d’une date pour un premier rendez-vous… Paul est un peu frustré… Il n’a aucun élément sur le parcours de son futur coach, rien sur sa déontologie et ses outils… Mais, bon… finalement il s’agit surtout de faire plaisir à son boss.

15 jours plus tard, Monsieur Beaubavard se présente à Pierre, le responsable de la réception : « Bonjour. Je suis le coach de votre patron. Nous avons rdv… ».

cowboyPierre ne peut pas s’empêcher d’esquisser un petit sourire intérieur… Il le savait bien, lui, que son nouveau responsable d’agence n’était pas à la hauteur…

Paul accueille son visiteur, un peu surpris tout de même par son manque de discrétion… Norbert Beaubavard prend les choses en main. Il demande s’il est possible de s’installer dans la salle de réunion. Elle est vitrée, et tout un chacun peut jeter un coup d’œil à l’intérieur… Mais ce n’est pas un problème pour Monsieur Beaubavard…

« Alors, votre patron m’a dit que vous aviez quelques soucis… Parlez-moi de tout ça… Nous allons bien trouver quelques solutions pour vous aider… ».

Paul ressort de l’entretien dépité, mal à l’aise, la boule au ventre, la gorge serrée… Monsieur Beaubavard a parlé durant une grande partie de l’entretien… Il lui a présenté des solutions « qui ont fait leurs preuves ». Il est certain qu’elles plairont au manager de Paul, le DG de l’entreprise…

Paul est resté enfermé dans son bureau tout le restant de la journée… Puis, en regardant un oiseau par la fenêtre, un petit sourire s’est affiché sur son visage. Quelques instants après son téléphone portable a sonné… C’était son DG :

« Alors Paul, je viens d’avoir Norbert au téléphone, il paraît que ça s’est bien passé ! Vous savez ce que vous avez à faire maintenant… ».

Effectivement, Paul a su quoi dire à ce moment précis :

« Oui, j’y vois plus clair. Je sais ce que je vais faire maintenant. Je démissionne ».

Paul a raccroché. Il s’est détendu et s’est bien juré, qu’on ne l’y reprendrait plus… Un coach n’est pas un consultant au service d’un manager…

Epilogue : trouver le bon coach d’entreprise

Paul a cherché un coach pour l’accompagner dans sa recherche d’emploi. Il n’a pas hésité à prendre conseil auprès de son réseau… Il a rencontré trois personnes. Il a pris des renseignements précis sur leurs tarifs, le déroulement des séances, leurs cadres déontologiques et professionnel. Il a même été conseillé par un ami qui avait utilisé les services d’un des coachs contactés…

Et vous ? Quels conseils avez-vous envie de donner à Béatrice, à Paul, Pierre ou Jacques pour trouver le coach idéal ? Ils vous écoutent…

Et bien entendu, pour avancer avec nous en coaching, formation, conférences… c’est par là :

Jean-Christophe Thibaud, 06.84.95.87.34

François Debly, 06.13.50.79.69