Après les salles de sport, les crèches… Vive les salles de silence !!!

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Pour fluidifier les échanges, décloisonner les relations et favoriser le travail en équipe, les années 90 ont vu se développer les open-space. Lorsque j’ai pour la première fois intégré une SSII, on m’a attribué un bureau ouvert aux quatre vents. J’étais entouré de « petits génies » qui passaient une partie de leur journée à jouer avec des gadgets électroniques. A grand coup de lances missiles reliés à des ports usb, ils tentaient de trucider des mini hélicoptères radioguidés. Le tout était accompagné de grands éclats de rires… Au département commercial et marketing, la vie était rythmée par les appels téléphoniques incessants. Bien entendu, cela poussait les commerciaux à crier plus fort. Sans doute pensaient-ils aussi qu’ils seraient entendus plus facilement de l’autre côté de la planète… Finalement, au lieu de favoriser les échanges, le bruit incessant força tout le monde à se mettre un casque de baladeur sur les oreilles…

5157977_11-1-1538173823Mais, c’est récemment, en entendant la vibration d’un téléphone portable dans une salle de méditation Zen, que j’ai pris pleinement conscience de l’impact des nuisances sonoresLe silence est devenu un bien inestimable. Il est désormais en voie de disparition alors qu’il est indispensable à notre équilibre.

La monté du burn-out, et de différentes autres pathologies professionnelles liées au stress, conduit à revoir l’aménagement de nos bureaux. Selon le baromètre CEGOS publié début décembre, 54% des salariés (66% des managers) estiment subir un stress régulier dans leur travail. Trois français sur cinq se plaignent du bruit dans leur entreprise…

Par ailleurs, on sait que le silence est indéfectiblement lié à la créativité. L’absence de bruit permet de « mâcher » ses idées en conscience, en exprimant leurs saveurs jusqu’à leurs fibres les plus minuscules… Il laisse les émotions et sentiments prendre toute leur juste place. Vivre dans le bruit, c’est vivre sous pression, dans la confusion des émotions, des ressentis et de la fatigue. Le cerveau a besoin de temps et de repos pour pouvoir trier, ranger, relier les informations. Nos solutions n’apparaissent qu’au moment du silence, rarement en plein tumulte. Newton et Einstein prônaient le silence de la sieste pour créer…

buddha-2915826_960_720Dans le Zen, et plus largement le bouddhisme, le silence est source de vie et de sagesse. Corolaire du vide, il magnifie et apporte du sens : son de la cloche dans le lointain, caresse du vent sur les feuilles, crissement imperceptible des pas dans la neige…

On le retrouve sur les estampes mais aussi dans les jardins de pierres et de sable des monastères. Ingrédient de la réflexion intellectuelle et de la concentration, on le réclame dans les musées et les bibliothèques.

Dans « le cri » d’Edvard Munch, le silence devient assourdissant. Il en dit plus sur la souffrance que tous les discours du monde…

260px-the_screamLe silence est par ailleurs un ingrédient indispensable dans la relation. Impossible de comprendre l’autre et de communiquer avec lui sans une prise de recul mental. Combien de fois sommes nous en train de penser à la réplique suivante, voir à dautres sujets au lieu d’écouter ? L’écoute active suppose donc le silence. Ce dernier permet une présence, pleine et entière. Cest ce pas de côté mental qui permet d’établir un pont entre notre interlocuteur et nous. Par ailleurs, l’écoute ancrée dans le silence atténue nos filtres et nous conduit à la rencontre dautrui, sans aprioris et préjugés. Cette posture agit comme un papier buvard. Elle amène notre interlocuteur à approfondir, nous en dire plus et ainsi atteindre une autre dimension dans léchange.

A linverse, lenvie damener la bonne solution, ou de faire briller son expertise nous entraîne à surenchérir et accélérer, en perdant de vue le sens et la cohérence. Comme le savent les plus grands musiciens, le silence est vital, car il met en perspective les notes qui composent un morceau.

Trop de bruit avive les tensions, est source de conflits, de protestations. Ce n’est pas pour rien que souvent les manifestants tapent sur des casseroles ou autres ustensiles pour se faire entendre.

chair-270980_960_720En coaching, le silence permet daller plus vite à lessentiel et de réellement rencontrer son client pour faire alliance. Pour un manager, il permet de mieux comprendre les besoins, donc les motivations de son équipe. Ainsi de mieux accompagner chaque personne tout en adaptant son style de leadership. Le silence que beaucoup redoutent est donc un formidable outil pour se reconnecter à soi-même et aux autres !

Si vous souhaitez mobiliser lintelligence collective, apprenez à cultiver le silence !

Que ce soit pour prendre du recul et mettre vos idées en perspective, ou pour adopter une posture découte active, le silence est votre allié.

Article écrit à 4 mains, comme toujours nous restons à votre écoute :

François Debly – francois.debly@5d-coaching.com

Sylvain Mossière – sylvain@skillspotting.com

Nicolas Quoex – nicolas@skillspotting.com

Jean-Christophe Thibaud – jcthibaud@lectia.fr

Formation « Intégrer les émotions en entreprise », Toulouse, 26 Janvier 2018

image1François Debly et Jean-Christophe Thibaud, coachs certifiés (« International Coach Federation » et HEC Paris) ont le plaisir de vous proposer une journée exceptionnelle autour de l’intelligence émotionnelle en entreprise.

 

Révéler son leadership est un chemin qui passe par le développement de son intelligence émotionnelle. Dans un environnement de plus en plus complexe et changeant, avec des collaborateurs qui réclament de plus en plus de prise en compte personnelle, maîtriser l’univers des émotions devient essentiel.

La prise en compte de ses émotions et de celles des autres (collègues, équipes…), donne au manager de nouveaux atouts pour élever son niveau managérial. Les reconnaître et les intégrer c’est s’en faire des alliées pour nourrir son style de management, resserrer les liens avec les équipes, éviter les phénomènes brutaux de somatisation ( burn-out, dépression…).

Durant cette journée, vous apprendrez à :

  • développer votre empathie,
  • identifier plus finement vos émotions
  • les traduire en messages clairs pour les autres.

Des mises en situation alterneront avec des apports théoriques. Vous appréhenderez différentes techniques et outils pour mieux communiquer, développer votre empathie, vous détendre dans un cadre professionnel, gérer les émotions perturbatrices…

Pour en savoir plus :

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« Manageor : le retour »

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L’image idéalisée du manager se rapproche souvent de celle de nos héros Hollywoodiens préférés. Autrement dit, le manager est-il un Jason Bourne en puissance ? Doit-il sauver le monde (l’entreprise), au péril de sa vie (de sa carrière), seul face à ses ennemis déchainés (les méchants actionnaires qui veulent la peau de son équipe) ? Si c’est le cas il faudra remplacer les formations en gestion de conflits en cours de « Krav Maga », et faire intervenir dans les entreprises les négociateurs du RAID :

« Georges sort de ce placard !!! Lâches ton stylo… Laisses sortir les représentants du fond de pension ! On verra ce qu’on peut faire pour ton stagiaire… ».

Mais, vue l’évolution du scénario, la fonction managériale risque de ne pas occuper très longtemps les premiers rôles. A moins de revoir notre définition du héros… A l’origine, le « héros » Grec est un demi-dieu ou un simple mortel élevé à ce rang. Il suffit d’examiner les organigrammes pour constater que bien souvent, Georges n’a rien d’un demi-dieu.

Avec le temps, le héros est devenu une “Personne qui se distingue par une valeur extraordinaire ou des succès éclatants, et réussit des actions périlleuses”. Il y a dix ans, Georges était encore très motivé pour les actions périlleuses… Aujourd’hui, les derniers sondages le montrent en recherche de reconnaissance et de moins en moins engagé dans la recherche du « Temple Maudit ». Il se bat pour donner du sens à son existence et fait face à des tâches administratives chronophages, beaucoup plus qu’à des minotaures déchaînés.

En revanche, une autre définition peut ouvrir des pistes de scriptes pour le futur. En effet, le héros serait aussi celui qui « …se distingue par la force du caractère, la grandeur d’âme, une haute vertu”. Le manager du futur pourrait finalement se rapprocher davantage du Samouraï, que du héros grec. Il devrait donc rechercher son inspiration plus dans le Bushido, et moins dans la « Quête de la Toison d’Or ».

0d59379Dans nos précédents articles, nous avions évoqué les nouveaux défis qui attendent les managers. Ils assumeront d’autant mieux demain leurs nouveaux challenges qu’ils seront doté de qualités d’humilité, de persévérance, et d’abnégation (voir notre article sur la « Mudita »). Ils seront chefs de troupe un jour, simple troupier le lendemain, et de nouveau chef. Ainsi de suite.

Les petits nouveaux de la génération Z ont déjà tout intégré. Le galon leur importe peu et ils sont promptes à remettre en cause l’autorité établie.

Alors, quid du manager ce héros ? Il va mourir bien entendu ! Mais, comme dans tous les bons films, il renaitra dans l’épisode II. Il sera le nouveau super « manager-coach », le « servant leader », le facilitateur qui se mettra au service de l’équipe. Il trouvera son inspiration dans les méthodes agiles. Par exemple dans la méthode Scrum. Là, point de leader, l’équipe est en autogestion, mis à part un “scrum master”. Ce dernier est chargé de faciliter le travail de l’équipe et de faire appliquer la méthode. L’équipe gère seule sa façon de travailler et de résoudre les problèmes. Lui se contente d’organiser les réunions flash du matin, et de faire barrage à ceux qui viennent perturber le travail. Il peut même être chargé de porter les cafés !

62a7aa55fe55c0ed842a98cb0821b7bbVivement l’épisode III : « Manageor : la résurrection »….

Jean-Christophe Thibaud (jcthibaud@lectia.fr)

et

François Debly (francois.debly@5d-coaching.com)

Je ne peux pas voir les émotions en peinture… sauf « La jeune fille à la perle »

jeune-fille-a-la-perleDe songerie à tristesse,

Les pas mènent au chagrin.

Vidée ce matin…

La colère chassait la liesse.

 

 

 

Si rien n’était arrivé ?

Larmes, plaintes sont reines.

Sans fin est la peine.

Tout est ruiné.

 

Pourtant une lumière,

Laisse espérer jours meilleurs.

Colère, euphorie, douleur…

Ramènent la joie première.

 

Sud-ouest de la France, XXIième siècle

Plus je regarde cette jeune femme, plus ma propre jeunesse me revient. Je ressens cette attirance qui anime les garçons de son age, non pas une attirance sexuelle, ni même sexuée, mais quelque chose qui ressemble au parfum de la découverte, à la folie et à l’insouciance. Que veut-elle me dire avec son regard ? A nouveau, je reste coi devant un regard féminin énigmatique. Je me sens attiré, non par sa beauté, mais par l’impérieux besoin de la sauver. Mais c’est déjà fait, Veermer vient de l’arracher à son destin obscur et de la mettre en pleine lumière. Je me sens transparent dans son regard.

 

Jean-Christophe Thibaud (jcthibaud@lectia.fr)

et

François Debly (francois.debly@5d-coaching.com)

Le manager de demain : homme de ménage et maitresse de maison ?

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Il y-a dix ans, une étude de BPI mettait en avant qu’un salarié français sur deux trouvait son supérieur mou et incompétent… La même étude expliquait qu’un français sur deux ne suivait pas les directives de son supérieur. En 2014, dans une étude de l’IFOP, 53% des personnes interrogées mettaient en avant que leur travail n’était pas reconnu à sa juste valeur dans l’entreprise.

En 2017, plusieurs études laissent penser que nous n’avons pas beaucoup progresser. Pour KANTAR TNS, si 86% des managers se déclarent très engagés dans le projet des entreprises, seulement 59% de leurs collaborateurs partagent cet engagement. Lorsque 94% des managers estiment être de bon managers, 36% de leurs collaborateurs ne sont pas de cet avis. Dans le “Baromètre National du Bonheur” (vaste programme…) publié par “La Fabrique Spinoza”, les salaries français interrogés accordant une note moyenne de 5,3/10 concernant leur satisfaction au travail. Enfin, dans un sondage “Opinion Way- J’aime ma boîte- Privateaser”, 68% des personnes interrogées désirent plus de reconnaissance de la part de leur employeur…

Et si, pour changer les comportements il fallait simplement se souvenir de la racine du mot « manager » ? Comme le disait un de mes vieux professeurs de français : « avant de te lancer dans des explications sur un mot, va donc voir sa racine latine… ». Du latin « manere », demeurer, séjourner, puis « maneir », « maisnie », maison, famille, puis administration domestique… Donc « maison », « ménage », « ménagé », ont les mêmes origines que « manager »… Le manager ne serait-il pas tout bonnement celui ou celle qui cumule les capacités pour tenir un intérieur, les qualités pour que ceux qui habitent cet intérieur aient envie d’y demeurer pour travailler à la construction et au développement de la maison ?

Dans un article précédent, « Management : le pire n’est pas forcément à venir », nous avons attiré l’attention sur les nouvelles donnes du management, de l’IA (Intelligence Artificielle) aux neurosciences. Certaines tâches disparaîtront, d’autres seront automatisées, les missions du manager pourraient se vider de leur sens…

A un risque de déshumanisation de l’entreprise on peut opposer de nouvelles compétences « douces », propres à la gestion de la « maisnie ». Cet endroit chaleureux donne du sens à la vie du groupe : famille recomposée, couples divorcés qui se sont retrouvés, fratrie et ses géniteurs, personnes pacsées…

agreement-2365811_960_720A l’image de cette maison, l’entreprise peut devenir le lieu où des humains aux intérêts divergents se retrouvent pour former une cellule aux intérêts convergents. Ce groupe d’hommes et de femmes verra ses liens soudés par l’action du maitre ou de la maitresse de maison, le manager.  Ce dernier par la vertu de ses qualités établira des liens durables ou conjoncturels (projet) entre tous ces habitants de passage.

 

Dans le modèle de “l’entreprise libérée” le manager est un peu cette maitresse de maison. Il construit un “foyer” éphémère pour une équipe éphémère. Il y a fort à parier que ce rôle se généralise à toutes les entreprises dans la décennie à venir. Le bien-être au travail est constitué de quatre axes majeurs : la relation à soi-même, la relation au travail (est-ce que ce que je fais a du sens ?), la relation aux managers et la relation aux autres. N’est-ce pas par des qualités d’accueil, d’empathie, d’accompagnement, de partage… que l’on peut susciter et coordonner ces quatre relations ? N’est-ce pas aussi à l’aune de ces “soft skills” que nos amis et relations mesurent notre capacité à leur ouvrir notre “maisnie” ?

 

 

Jean-Christophe Thibaud (jcthibaud@lectia.fr)

et

François Debly (francois.debly@5d-coaching.com)

Je ne peux pas voir les émotions en peinture… sauf « Le désespéré »

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Correspondance de Gustave Courbet (entre réel et imaginaire)

« Avec ce masque riant que vous me connaissez, je cache à l’intérieur le chagrin, l’amertume, et une tristesse qui s’attache au cœur comme un vampire », écrivait Courbet lui-même, en 1854 à son mécène Alfred Bruyas.

Mon cher Alfred, ma peinture est le reflet de mon âme. Plus qu’un miroir elle est le réceptacle de mes émotions les plus intimes…. La peur, la colère, la tristesse passent de l’état d’humeur diffuse à celui de réalité physique. Je les traduis dans leurs excès: bouche tordue, pupille dilatée, teint pale, contraction de la machoire… Sans mon pinceau et ma toile je deviendrais fou. Ma raison ne résisterait pas aux coups de boutoir de ces tensions intérieures: estomac vrillé, coeur emballé au bord de l’explosion, poings serrés à faire blanchir mes phallanges… Vois-tu, je pense que mon pinceau est un couteau et ma toile la chair d’une victime expiatoire. Mes émotions sont les couleurs dans lesquelles je plonge mon pinceau”.

N’a jamais été écrit par Courbet, mais aurait pu l’être…

 

Sud-ouest de la France, XXIième siècle

La folie me guette. Je me surprends à me toucher les cheveux et la tête pour rester en contact avec moi-même. Ces yeux, ses yeux me fascinent et me vident de mon énergie. Je suis prêt à basculer dans le néant, l’incontrôle, le vide…

Et puis, prenant mon courage à deux mains, je le fixe, bravement. Il se décompose, ses yeux sont baissés, sa bouche exprime de la mélancolie. J’éprouve de la tristesse melangée à un sentiment de malaise. Il ne va pas bien, lui. Moi, finalement, ça va.

La folie, c’est sa folie. Maintenant je m’inquiète pour lui. Que va-t-il faire dans ce mouvement des bras, un coude en avant, un coude en arrière ? Je m’inquiète et je me sens impuissant à l’aider tellement sa détresse semble paroxystique.

Après tout, peut-être que je me trompe. Peut-être ne fait-il que se regarder dans un miroir à vouloir changer sa couleur de cheveux… Non, ce trait d’humour n’enlève pas l’effroi que je ressens. Je frissonne. Je le quitte.

 

Jean-Christophe Thibaud (jcthibaud@lectia.fr)

et

François Debly (francois.debly@5d-coaching.com)

Management : le pire n’est pas forcément à venir…

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Depuis le début du XXIème siècle les managers ne savent plus à quel saint se vouer… Entre soubresauts technologiques et crises économiques, ils ont le sentiment que la machine s’emballe. Avec l’entrée dans le XXIeme siècle ils ont dû enrichir leur vocabulaire de nouveaux mots et ajouter de nouveaux concepts dans leurs boîtes à outils. Après la révolution numérique, la digitalisation, la génération Y, la libération de l’entreprise, ils voient « débouler » l’intelligence artificielle, les neurosciences, la pleine conscience et le bonheur au travail…

L’intelligence artificielle (IA) au cœur de la nouvelle organisation du travail

display-dummy-915135_960_720D’après une enquête commanditée par la start-up « Narrative Science », 62% des entreprises seront utilisatrices, à plus ou moins grande échelle, de l’IA en 2018. En 2020 le marché de l’IA représentera 47 milliards d’Euros, contre 8 milliards en 2016.

La forme de l’IA en entreprise est multiple. Elle va de la simple génération automatique de textes, jusqu’à « l’automatisation robotisée » (prise en charge de processus et de tâches par la machine à la place d’humains), en passant par l’aide à la décision et l’apprentissage profond. Ce dernier permet aux machines de ne pas faire deux fois la même erreur et de développer une approche intuitive de leur environnement…

On peut donc se demander si la notion même de management ne va pas se vider de son sens. Ainsi, quelle sera la marge de manœuvre d’un manager face à un algorithme de prise de décision ? Algorithme qui pourra très bien, à terme, englober aussi le management des équipes…

D’un autre côté, le manager sera libéré des tâches répétitives, des prises de décisions courantes et chronophages. Il pourra alors enfin se concentrer sur le sens véritable de son métier : la motivation, l’implication, la cohésion, la gestion des conflits et le bien-être de ses collaborateurs.

Les neurosciences enseignées aux managers…

mechanical-2033446_960_720Dans les années à venir, toutes les écoles de management vont intégrer les neurosciences. On peut parier que les programmes de « neuro-management » vont faire florès.

Depuis la fin des années 90 nous sommes entrés dans l’âge d’or de la connaissance du cerveau grâce aux progrès de l’imagerie médicale. A la vision d’un « organe » que l’on pensait figé, condamné à régresser avec le vieillissement, se substitue au contraire l’image d’un ensemble de circuits reconfigurable dans le temps. On sait désormais que de nouveaux chemins neuronaux peuvent prendre la place d’anciens moins adaptés… et que notre cerveau est capable de communiquer avec d’autres cerveaux, à notre insu, grâce aux neurones miroirs.

En science du management, la recherche porte désormais sur l’adaptation du travail au fonctionnement cérébral. Le manager du futur sera-t-il pour autant un « programmateur » de cerveaux ? Pourra-t-il manipuler ses collaborateurs en optimisant leurs fonctions cérébrales en fonction des missions confiées ? Heureusement, ce n’est pas si simple. Ainsi, il est acquis que l’intelligence émotionnelle va au-delà de la « technicité ». Elle demande de l’empathie et de l’amour… et ce n’est pas donné à tout le monde !

Entre « Big Brother » et développement personnel

adult-2449725_960_720L’invention récente du concept de « bonheur au travail » au sein de l’hyper productivité de la « Silicon Valley », laisse percevoir le côté sombre de cette révolution en marche. Les salariés courent le risque de se voir imposer une injonction digne des grands romans de science-fiction. « Soyez heureux. Ne pensez qu’à votre travail, nous nous occuperons du reste ! ». Dans cette hypothèse les « Chiefs Happiness Officer » seront des geôliers perpétuellement souriants et forcément bienveillants…

On peut aussi entrevoir une voie inédite pour les groupes humains au sein des entreprises. Les « soft-skills », l’intelligence émotionnelle, le « neuromanagement « , la pleine conscience… vont peut-être permettre aux individus de réconcilier toutes les strates de leur vie, tant personnelle que professionnelle. L’illusion d’un « bonheur au travail » deviendrait alors la réalité d’une recherche de bonheur globale, d’un alignement de l’individu dans toutes ses composantes.

Et, comme d’habitude, si vous voulez plus d’informations sur nos séminaires, formations, petits-déjeuners, accompagnement, contactez-nous :

Jean-Christophe Thibaud 06 84 95 87 34/ jcthibaud@lectia.fr

ou François Debly 06 13 50 79 69/ francois.debly@5d-coaching.com

 

« Intégrer les émotions en entreprise » 22 septembre, Toulouse

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Le 30 juin, en partenariat avec EMI (« Espace Médiation et Idées »), nous avons pu réunir à Toulouse une trentaine de personnes sur la thématique des émotions en entreprise. Les échanges ont été fructueux. Nous avons pu constater à quel point ce sujet prenait désormais toute sa place dans le monde du travail.

Pour aller plus loin nous vous proposons de nous rejoindre le 22 septembre pour une journée de réflexion « Intégrer les émotions en entreprise ».

N’hésitez pas à nous contacter :

Jean-Christophe Thibaud 06 84 95 87 34/ jcthibaud@lectia.fr

ou François Debly 06 13 50 79 69/ francois.debly@5d-coaching.com

Profitez de vos vacances, et préparez vous un retour serein.

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Ca y est, le moment tant attendu est arrivé : vous rangez vos dossiers dans votre caisson, vous jetez les stylos dans leur pot, et vous éteignez l’ordinateur. L’heure des vacances a sonné, et soudain, tous vos soucis, dossiers brulants et autres engueulades avec votre collègue, décidément très c…, disparaissent comme par enchantement. Vous avez déjà le bleu de l’océan dans les yeux, le chemin de St Jacques de Compostelle dans les pieds, ou même la saucisse et l’aligot de l’Aveyron dans la bouche.

bureaucracy-2106924_960_720Comme chaque année, vous faites un break, salvateur, et il sera d’autant plus profond et apaisant que le retour risque d’être traumatisant : votre bureau vous semblera banal et commun, et, le bruit des vagues encore dans les oreilles, vous contemplerez la pile de dossiers qui vous avaient tranquillement attendu.

Afin d’éviter ce retour désastreux, quelques petits conseils de bon aloi.

 

Nagez à contre-courant

La nage à contre-courant est peu recommandée dans les baïnes landaises, mais elle est très utile et salvatrice au bureau.

Lucas est manager dans l’informatique, dans une société dont l’activité est très saisonnière. Il m’explique, en séance de coaching, que chaque année, il prend ses vacances une semaine plus tard que la majorité de ses collègues et collaborateurs.

write-593333_960_720Cette semaine là, il est en capacité de se concentrer sur des tâches de fond, sans être dérangé par les projets, les collaborateurs ou le téléphone. Une semaine à vraiment travailler sur ses “vrais” dossiers ! Je me souviens encore de la brillance de ses yeux… Et Lucas continue : “Vous comprenez, la première journée je fais le bilan du semestre (oui, je fais ça aussi pour les vacances de Noël) : ce qui a marché, moins bien fonctionné. Je me force à rester la journée entière sur le constat. La deuxième journée, je me mets en état de créativité afin de trouver des solutions, des idées nouvelles : je note tout ce qui me passe par la tête, je passe des heures à regarder les oiseaux voler sans rien penser, j’appelle des “candides” et je leur demande leur avis, … Le troisième jour, je choisis des stratégies, des outils, je mets en place tout doucement et j’adopte un regard critique sur l’ensemble. Enfin, le quatrième jour, j’organise le boulot en détails. Lorsque je reviens de congés, je peux démarrer rapidement.”

Soyez efficace, ne pensez plus à rien

Lucas part en congés la tête vide, sur de revenir avec tout ce qu’il faut pour bien repartir pour un semestre d’intense travail productif.

Mais ce n’est pas la stratégie de Ghislaine, cadre dans l’assurance. Elle préfère, le jour du départ, faire un point rapide sur ses principaux problèmes, ceux qui lui empoisonnent un peu la vie au bureau. Elles les notent sur un carnet qu’elle emporte avec elle.

girl-571808_960_720Durant ses congés, Ghislaine ne pense plus à ses problèmes, ils sont notés, elle n’a plus peur de les oublier (!). En revanche, Ghislaine s’accorde de longs moments de solitude et de rêverie, à ne penser à rien. C’est dans ces moments que lui viennent les idées… qu’elle note immédiatement sur son carnet.

 

Ghislaine a aussi décidé de prendre conscience de tout ce qui se dit dans les conversations familiales ou amicales. “Tiens, une bonne idée”, et elle note tout ce qui lui fait “tilt”, sans même savoir si ça a un rapport avec ses problèmes. Elle debriefera à la rentrée, le premier jour, celui où il est encore possible d’avoir un rythme lent.

Ghislaine fait confiance à la vie et à sa part créative pour lui trouver ses solutions. Mais pour cela, elle travaille sa présence, son “ici et maintenant”. Elle s’est inscrite dans un groupe de MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction), où elle a pratiqué la pleine conscience, ce qui lui permet maintenant, sans effort, d’être pleinement présente à la vie et d’en récolter les informations qu’elle veut bien lui donner.

Et vous ?

travel-1756150_960_720Qu’allez vous faire de vos vacances ? Nous attendons vos trucs et astuces pour des vacances pleinement ressourçantes, et un retour serein.

 

Nous prenons, nous aussi, quelques vacances afin de vous revenir en pleine forme, et de continuer à vous offrir des articles intéressants et stimulants (nous l’espérons). Si vous avez des idées à nous soumettre, des “problèmes” qui vous paraissent insolubles, ou des expériences à partager, des trucs et astuces à communiquer, contactez nous, et nous nous ferons une joie de compiler vos écrits, de les commenter, et de les diffuser.

 

Bonnes vacances à toutes et tous !

Jean-Christophe Thibaud, 06.84.95.87.34

François Debly, 06.13.50.79.69